Résistance aux antibiotiques: Le sang du dragon de Komodo, piste d’un futur traitement?

ETUDE Le sang de ce lézard géant contient 48 protéines capables de tuer les bactéries...

20 Minutes avec agence

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Un dragon de Komodo en liberté sur l'île de Komodo (Indonésie) le 30 décembre 2014.
Un dragon de Komodo en liberté sur l'île de Komodo (Indonésie) le 30 décembre 2014. — Yulia Sundukova/CATERS/SIPA

Le sang des dragons de Komodo (Indonésie) serait redoutable contre un grand nombre de bactéries. Y compris contre les super-bactéries qui résistent aux antibiotiques actuels. En cause ? Les 48 peptides microbiens [des protéines tueuses de bactéries] contenus dans le sang de ces lézards géants.

Des chercheurs américains de l’Université George Mason (États-Unis) ont ainsi synthétisé huit de ces éléments pour démontrer leur efficacité sur plusieurs microbes. Leur étude a été publiée le 6 février dernier dans le Journal of proteome.

Une morsure particulièrement redoutable

En 2010, une étude avait démontré que la bouche du dragon de Komodo contenait 57 bactéries, qui rendent la morsure de l’animal particulièrement redoutable. Ces reptiles ne développent pourtant pas d’infection lorsqu’ils sont attaqués par leurs congénères. Ces lézards pouvant mesurer jusqu’à 3 mètres et peser 70 kg seraient donc naturellement immunisés.

Et en effet, à travers cette nouvelle étude, les scientifiques ont observé que sept des huit protéines synthétisées avaient été capables de venir à bout de microbes tels que le Pseudomonas aeruginosa et le staphylocoque doré SARM, deux super-bactéries résistantes aux antibiotiques.

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De quoi susciter chez les chercheurs l’espoir de mettre au point un nouveau traitement pour lutter plus efficacement contre les infections les plus sévères.