Perturbateurs endocriniens: Tout le monde est touché même les cheveux des écolos

ETUDE Sept personnalités impliquées dans l'écologie se sont prêtées au jeu de l'ONG Générations futures, dont Nicolas Hulot, José Bové, Yannick Jadot ou encore Delphine Batho...

20 Minutes avec agences

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Illustration: des cheveux roux.
Illustration: des cheveux roux. — Kelly Lafferty/AP/SIPA

La présence de 36 à 68 perturbateurs endocriniens a été décelée lors de l’analyse des cheveux de plusieurs personnalités écologistes. Et ce alors que les tests étaient au départ destinés à identifier seulement quatre familles de ces substances agissant sur le système hormonal.

Sept écologistes se sont prêtés au jeu : le candidat Europe Ecologie les Verts (EELV) à l’élection présidentielle Yannick Jadot, Nicolas Hulot, l’eurodéputé José Bové, le photographe Yann Arthus-Bertrand, la navigatrice et présidente de WWF France Isabelle Autissier, l’ancienne ministre de l’écologie Delphine Batho et la documentariste Marie-Monique Robin.

Une exposition variable selon l’environnement

C’est à l’ONG Générations Futures que l’on doit cette initiative, dont les résultats ont été rendus publics ce jeudi. L’étude permet également de montrer que « l’exposition des personnes n’est pas uniforme mais varie considérablement en fonction de l’environnement dans lequel elles évoluent et ont évolué ».

En effet, le taux de perturbateurs endocriniens relevé chez le sujet le plus touché, Isabelle Autissier, est 17,5 fois plus important que celui observé chez Delphine Batho, la personne la moins exposée.

Les cheveux de la navigatrice recelaient aussi le plus grand nombre de types de molécules (68), contre seulement 36, le total le plus bas, pour la députée. Tous les participants avaient par ailleurs 8 à 11 phtalates, 9 à 25 pesticides et « au moins un des trois bisphénols recherchés dans leurs cheveux ».

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