Illustration d'une femme s'apprêtant à se brosser les dents.
Illustration d'une femme s'apprêtant à se brosser les dents. — P.WIDMANN / TPH / SIPA

TU PUES MON AMOUR

Saint-Valentin: Le manque d'hygiène, un tue-l'amour motif de rupture

Le manque d’hygiène serait un motif de rupture pour un quart des Françaises et un Français sur cinq…

Belle gueule qui refoule du goulot, ongles pas nets ou odeur chatoyante de transpiration : le charme d’un être qui vous faisait chavirer peut vite s’évaporer lorsque se fait sentir un problème d’hygiène. Bah oui, pas envie de rouler une pelle ou de faire des galipettes avec quelqu’un, aussi attirant(e) soit-il (elle), qui a l’air cracra ou qui pue. N’est-ce pas, mesdames ? Une Française sur quatre aurait ainsi déjà largué un soupirant pour des problèmes d’hygiène, selon une étude* publiée ces jours-ci par le groupe SCA. Les hommes ne sont pas en reste, puisque 22 % d’entre eux ont mis un terme à une relation amoureuse pour les mêmes raisons. Au fait, joyeuse Saint-Valentin, hein.

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L’amour se bouche le nez

Fleurs, chocolats et lingerie fine : serait-ce là le point de départ d’une soirée de Saint-Valentin réussie ? Si tout ça peut effectivement servir à réchauffer l’ambiance, le plus grand des aphrodisiaques ressemblerait plutôt à un flacon de gel douche et à un tube de dentifrice. Car si « L’amour, c’est d’abord aimer follement l’odeur de l’autre », comme le dit le prix Goncourt 2002 Pascal Quignard, pour nombre de personnes, l’odeur de l’autre peut justement virer au tue-l’amour ultime. Au rang des casseurs de plan de Cupidon, l’odeur corporelle arrive en tête, citée par 56 % des femmes et 44 % des hommes, devant la mauvaise haleine (39 % des hommes, 32 % des femmes). Troisième de ce trio peu ragoûtant, l’hygiène intime négligée rebute un tiers des Français(es), soit 36 % des hommes et 31 % des femmes.

« Tu pues du bec, bébé ! »

Rassurez-vous (vous en savez d’ailleurs peut-être déjà quelque chose), dans les couples bien installés, l’amour peut triompher d’une haleine de chacal et faire fi de la gêne ressentie dans ce genre de situations. Ainsi, tout éperdues qu’elles soient, les amoureuses n’hésitent pas à être cash et avertir l’élu de leur cœur qu’une petite douche rafraîchissante des aisselles ou bien une pause brossage des dents apaiserait leurs narines agressées, façon « Tu pues du bec, bébé ! » ou « tu vois ce petit tube, c’est du dentifrice, alors feel free ! »

A chacun sa technique, et certaines sont plutôt adeptes du « Prenez un chewing-gum, Emile ».

Pas de problème avec les poils

Epilation pas au poil chez mesdames et épaules velues chez ces messieurs, si certain(e) s ne supportent pas l’excès de pilosité, hommes et femmes ne sont globalement pas rebutés par les poils. Seulement 7 % de la gent masculine considère que des mollets velus sont un crime de lèse-majesté, contre 5 % des femmes, pour qui l’excès de poils est un motif de rupture.

 

*Étude biennale réalisée auprès d’un échantillon de 12 000 personnes de 16 à 56 ans, réparties dans 12 pays dont la France. Des quotas nationaux ont été utilisés pour assurer une représentation cohérente en matière d’âge et de genre. Réponses collectées via des sondages Web dans chaque pays.