Fertilité féminine: Le travail de nuit et les travaux physiques néfastes ?

ETUDE En cause: une quantité moindre d’ovocytes matures par rapport aux femmes n’étant pas soumises à ces caractéristiques professionnelles...

20 Minutes avec agences

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Femme enceinte - illustration.
Femme enceinte - illustration. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Exercer un métier physique ou avec des horaires tardifs affecterait la fertilité des femmes. En cause : une quantité moindre d’ovocytes matures par rapport à celles n’étant pas soumises à ces caractéristiques professionnelles.

Telle est la conclusion formulée par une étude publiée ce mercredi dans la revue médicale Occupational and Environmental Medicine. Les chercheurs, qui travaillent pour la plupart au Harvard School of Public Health, à Boston (Etats-Unis), ont mené leurs travaux auprès de 473 patientes d’une clinique spécialisée dans les problèmes de fertilité, d’un âge médian de 35 ans.

L’horloge interne perturbée ?

Bilan : parmi les 313 patientes qui ont entrepris au moins un traitement de fécondation in vitro (FIV), celles soulevant des objets lourds ont moins bien répondu à la stimulation. En effet, elles avaient en moyenne 14,5 % d’ovocytes matures en moins.

Même constat chez les femmes travaillant en soirée, de nuit ou avec des horaires variables, ajoutent les chercheurs, qui avancent comme explication possible la perturbation de l’horloge interne.

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Des implications médicales

Or, « ces résultats ont des implications médicales, car les femmes avec moins d’ovocytes matures auront moins d’ovules capables de se développer en embryons viables », soulignent les spécialistes.

Si des études ont déjà été menées sur la façon dont les conditions de travail affectent la fécondité des femmes, la façon dont elles influent sur les mécanismes biologiques de la fertilité reste cependant encore mal connue.

D’autres facteurs en cause ?

En outre, l’étude permet d’observer un lien statistique mais pas d’établir un lien de cause à effet, et ses résultats ne peuvent être généralisés aux couples cherchant à concevoir sans assistance médicale, précisent les auteurs.

Enfin, les travaux ont porté sur moins de 500 femmes, ce qui n’est pas suffisant pour exclure d’autres facteurs ayant diminué leur fertilité, commente Channa Jayasena, endocrinologue à l’Imperial College de Londres (Royaume-Uni).

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Selon la spécialiste, « par exemple, il est possible que (les femmes travaillant en rotation et avec des métiers physiques) étaient plus pauvres et avaient donc des conditions sociales ou un régime alimentaire différent de celles avec des horaires classiques de 9h à 17h ».