Fast-food: Plusieurs emballages contiendraient des substances potentiellement nocives

ETUDE Des substances entraîneraient des problèmes de développement chez les enfants, une diminution de la fertilité, un accroissement du risque de cancer et des problèmes de thyroïde…

20 Minutes avec agences

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Illustration d'une pizza
Illustration d'une pizza — JEFF SCHEAR / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Pizzas, hamburgers, frites… Certains emballages, imperméables à la graisse, d’aliments prêts à manger, contiendraient des substances fluorées, dont une petite partie serait potentiellement nocive pour la santé.

Tel est le constat formulé par une étude parue dans la revue américaine Environmental Science and Technology Letters. Plus de 400 échantillons d’emballage, provenant de 27 chaînes de restauration rapide aux Etats-Unis, ont été testés.

Des substances pouvant se retrouver dans les aliments

Bilan : près de la moitié des emballages papier et 20 % de ceux en carton contenaient de la fluorine, un marqueur de substances chimiques fortement fluorées utilisées pour rendre les moquettes résistantes aux taches, les poêles et casseroles anti-adhésives et les vêtements imperméables.

Les papiers d’emballage des plats tex-mex, des desserts et du pain étant ceux qui contiennent le plus souvent de la fluorine. En outre, de précédentes études avaient montré que ces substances pouvaient se retrouver dans les aliments au contact des emballages.

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Troubles du développement, de la fertilité, de la thyroïde, risque de cancer…

Or, « ces produits ont été associés avec un grand nombre de problèmes de santé par des études et il est de ce fait préoccupant qu’un grand nombre de personnes y soient potentiellement exposées », pointe Laurel Schaider, chimiste au Silent Spring Institute et principal auteure de ces travaux.

Parmi ces conséquences, l’Agence américaine des substances toxiques et des maladies (ATSDR) cite notamment des problèmes de développement chez les enfants, une diminution de la fertilité, un accroissement du risque de cancer et des problèmes de thyroïde.

L’innocuité des substances de remplacement non prouvée

Les chercheurs ont également détecté d’autres substances, de plus en plus utilisées dans les emballages de fast-food pour remplacer justement celles jugées potentiellement nocives. Mais là encore, « l’innocuité de ces substances de remplacement n’a pas encore été établie par les recherches », relève Arlene Blum du Green Science Policy Institute et co-auteur de l’étude.

« C’est la raison pour laquelle il faut réduire l’usage de ces substances chimiques fortement fluorées », ajoute la spécialiste, faisant valoir qu’il existe aussi des alternatives non-fluorées.

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