Grippe: Les hôpitaux «sous tension» mais pas «débordés», assure Touraine

EPIDEMIE Commencée début décembre, l’épidémie de grippe devrait atteindre son pic « la semaine prochaine »...

20 Minutes avec AFP

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Lyon, le 6 juillet 2015. Illustration du service des urgences de l'hôpital edouard herriot à Lyon pendant la canicule.
Lyon, le 6 juillet 2015. Illustration du service des urgences de l'hôpital edouard herriot à Lyon pendant la canicule. — Elisa Frisullo / 20 Minutes

Face à l’épidémie de grippe, les hôpitaux sont sous « tension » mais « en aucun cas débordés », a assuré ce jeudi la ministre de la Santé Marisol Touraine à l’issue d’une réunion de crise avec François Hollande et Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP.

Le bilan de l’épidémie de grippe sera « probablement lourd », avait d’ores et déjà averti mercredi la ministre de la Santé, appelant au report des opérations non urgentes pour désengorger les hôpitaux mais niant que la situation soit la conséquence de fermetures de lits.

Pas de suppressions de lits, assure Touraine

« Il y a 2.500 lits de plus en médecine dans les hôpitaux français aujourd’hui par rapport à 2012 », a affirmé mercredi la ministre de la Santé, démentant que la tension actuelle dans les hôpitaux face à l’épidémie de grippe soit liée à des suppressions de lits.

Patrick Pelloux, président de l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), et Philippe Juvin, chef des urgences de l’Hôpital Georges-Pompidou et député européen (LR), ont critiqué mercredi la politique de fermetures de lits menée selon eux ces dernières années, estimant que cette situation avait pu aggraver la difficulté des hôpitaux à faire face à l’actuelle épidémie de grippe.

« Ce week-end, on a eu des hôpitaux avec jusqu’à 8, 9, 10 heures d’attente aux urgences », a déploré sur le plateau de BFMTV/RMC le maire de Fontainebleau et président de la Fédération hospitalière de France Frédéric Valletoux (LR). « Le gouvernement a supprimé 16.000 lits dans les hôpitaux sans le dire depuis 2014 ».

Un pic attendu la semaine prochaine

Commencée début décembre, l’épidémie de grippe devrait atteindre son pic « la semaine prochaine », avant de refluer, selon l’agence Santé publique France. En quatre semaines, 784.000 personnes ont consulté un médecin pour une grippe, selon le réseau de surveillance Sentinelles-Inserm.

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L’hiver dernier, le virus de la grippe n’avait pas généré d’excès de mortalité, mais il y a deux ans, on avait constaté une surmortalité de 18.000 personnes, en partie attribuable à la grippe.

Si le virus de cette année est du même type que celui d’il y a deux ans, le vaccin est cette fois mieux adapté, ce qui laisse espérer un retentissement moindre, a toutefois expliqué Daniel Levy-Bruhl, responsable de l’unité infections respiratoires et vaccination à Santé publique France.

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Depuis le 1er novembre, 52 personnes sont décédées de la grippe en réanimation à l’hôpital, selon Santé publique France.