Chutes, intoxications, noyades… Les accidents de la vie courante tuent plus de 21.000 personnes chaque année en France

SOCIETE Ils tuent cinq fois plus que les accidents de la route...

20 Minutes avec agence

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Un véhicule de pompiers. Illustration.
Un véhicule de pompiers. Illustration. — M. Allili / Sipa

Chutes, intoxications, noyades, étouffements… Plus de 11 millionsd’accidents de la vie courante (AcVC) ont eu lieu en 2012, causant la mort de 21.470 personnes. Il s’agit de la troisième cause de mortalité en France, derrière les cancers et les pathologies cardiovasculaires. Les accidents domestiques causent par ailleurs cinq fois plus de décès que les accidents de la route et constituent la première cause de mortalité chez les enfants.

En effet, si les plus de 75 ans sont la tranche d’âge la plus touchée par ces AcVC mortels, dont ils représentent les deux tiers des victimes, 221 décès d’enfants de moins de 15 ans suite à ce type d’accident ont été enregistrés en 2012, soit plus de quatre morts chaque semaine, indique la dernière édition du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), publiée par Santé Publique France ce mardi.

>> A lire aussi : Les accidents de la vie courante, bien plus nombreux que ceux sur la route

Les chutes, première cause de décès

Le rapport révèle que les chutes sont les AcVC qui ont causé le plus de décès en 2012 (9.600), suivies des suffocations (2.940) et des intoxications (2.040). Des disparités géographiques sont également mises en avant, avec une surreprésentation des accidents de la vie courante dans les régions Nord-Pas-de-Calais et Bretagne.

Du côté du profil des victimes, les deux sexes sont en moyenne concernés de façon comparable sauf pour la tranche d’âge 25-44 ans, où les hommes sont beaucoup plus touchés, et chez les plus de 85 ans, où ce sont les femmes qui sont majoritairement victimes d’AcVC.

Une diminution de la mortalité entre 2000 et 2012

Santé Publique France constate néanmoins une diminution de la mortalité causée par « l’ensemble des traumatismes non intentionnels, à l’exception des accidents de circulation et des accidents du travail ».

En effet, les chiffres ont connu une baisse de 2 % entre 2000 et 2012. Mais pour les spécialistes, « de nombreux décès pourraient être évités par des mesures de prévention adaptées ».