Obésité: 1,5 million de jeunes touchés

M.A. avec AFP

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La mairie de Digoin (Saône-et-Loire) a indiqué samedi qu'elle levait l'interdiction d'accès à la cantine à deux enfants de 5 et 3 ans, qui étaient sous le coup d'un arrêté de reconduite à la frontière, la situation de leur mère étant en cours de régularisation.
La mairie de Digoin (Saône-et-Loire) a indiqué samedi qu'elle levait l'interdiction d'accès à la cantine à deux enfants de 5 et 3 ans, qui étaient sous le coup d'un arrêté de reconduite à la frontière, la situation de leur mère étant en cours de régularisation. — Mychele Daniau AFP/archives

Le collectif d'associations «obésité: protégeons nos enfants» demande, mardi, dans une lettre ouverte à la ministre de la Santé et de la Jeunesse, Roselyne Bachelot, que le gouvernement fasse «rapidement de la lutte contre l'obésité une priorité publique».«Il faut se lancer dans la bagarre contre ce fléau», a indiqué Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir.

Moins 10 ans d’espérance de vie

«1,5 million de jeunes souffrent d'obésité», soulignent ce collectif composé de six associations: l’Association française des diabétiques, l’Association nationale des directeurs de la restauration municipale, Comité de coordination des collectivités, la Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques, la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public, et l’UFC-Que Choisir.

Estimant qu’un enfant obèse voit son espérance de vie diminuer de 10 ans et son risque de diabète augmenter de 50%, le collectif affirme que l’obésité infantile est «une véritable pandémie». «La stratégie actuelle qui repose sur la responsabilisation des professionnels de l'industrie alimentaire, sans réelle contrainte, est tout à fait insuffisante», estime Alain Bazot.

Des mesures «à portée de main»

Le collectif propose plusieurs mesures «à portée de main» dont le retrait des confiseries au niveau des caisses dans les grandes surfaces, l'application obligatoire des recommandations nutritionnelles dans les cantines scolaires, l'intervention régulière dans les établissements scolaires d'un diététicien, l'attribution à la filière fruits et légumes d'un statut lui permettant de bénéficier d'une réduction de 50% du coût d'achat publicitaire.

A travers son site de campagne www.obesipub.org, le collectif avait déjà recueilli plus de 40.000 courriels, qu’elle avait adressés aux députés pour leur demander d’agir. «Les pouvoirs publics doivent faire preuve du même volontarisme en matière d’obésité infantile que s’agissant de la lutte contre le tabac.»