VIDEO. Bayer: Deux patientes lancent une action en justice contre les implants contraceptifs Essure

JUSTICE L’une d’elle a lancé une pétition qui réunit déjà 45.000 signataires….

C. Ape.

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Le professeur Bernard-Jean Blanc présente, le 20 avril à l'hopital de la Conception à Marseille, un micro implant, un
Le professeur Bernard-Jean Blanc présente, le 20 avril à l'hopital de la Conception à Marseille, un micro implant, un — ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Est-on face à un nouveau scandale sanitaire ? Plusieurs patientes, qui ont eu recours à l’implant contraceptif Essure, du laboratoire allemand Bayer, se plaignent de douleurs abdominales insupportables, de vomissements, d’infections urinaires répétées ou de grande fatigue, voire de dépression pour certaines, révèle ce vendredi Le Parisien. Certaines d’entre elles ont décidé de porter l’affaire devant la justice.

L’avocat Charles Joseph-Oudin, qui défend des victimes du médicament Mediator, a lancé ce vendredi la première action judiciaire en France contre le fabricant. « Je demande que des experts soient nommés, afin de chiffrer les préjudices dont sont victimes deux patientes que je représente. On n’est qu’au début d’un très gros dossier de santé publique. Une première audience devrait se tenir en janvier », a-t-il déclaré au Parisien.

Un dispositif surveillé

Marielle Klein, mère de famille, est l’une de ces patientes. Elle a lancé une pétition réunissant plus 45.000 signatures (ce vendredi midi), adressée à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, lui demandant d’agir, souligne le quotidien.

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L’Agence de sécurité du médicament, de son côté, est formelle, ce dispositif « est sous surveillance renforcée ». Mais Le Parisien indique que le nombre de signalements augmente (42 en 2012, 58 en 2013, 142 en 2014, 242 en 2015 et 162 entre janvier et octobre 2016). La Direction générale de la santé se veut également rassurante et affirme que les effets indésirables n’ont pas pour origine l’implant mais les conditions dans lesquelles il est posé, explique-t-elle dans un communiqué. Une pratique qui est aujourd’hui strictement encadrée… Trois mois après la pose, un contrôle doit être effectué.

Sécurité

« La sécurité des patients est la priorité première de Bayer. Comme pour toute procédure médicale, des effets secondaires peuvent apparaître : il s’agit principalement de crampes, de nausées, de vomissements, de vertiges, d’étourdissements et de saignements. Des douleurs dorsales, abdominales ou pendant les rapports peuvent survenir », a de son côté indiqué Bayer.

En France, elles sont près de 120.000 femmes à avoir eu recours à ce mode de contraception car elles ne voulaient pas prendre la pilule contraceptive ou à cause de contre-indications aux hormones, sont sujettes à ces effets secondaires indésirables.

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