Course, vélo, natation... Pour prévenir les risques de mortalité, tous les sports ne se vaudraient pas

ETUDE Les sports de raquette seraient les plus efficaces...  

20 Minutes avec agence

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Illustration d'un vélo
Illustration d'un vélo — KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP

Le sport reste de manière générale une règle d’or pour se maintenir en bonne santé. Mais contre toute attente, la course à pied ne serait pas la meilleure activité physique pour allonger son espérance de vie ou pour limiter le risque de maladies cardiovasculaires. Mieux vaut en effet privilégier le cyclisme, la natation, l’aérobic ou encore les sports de raquette, selon une étude de chercheurs britanniques publiée dans le British Journal of Sports Medicine.

Pour parvenir à cette conclusion selon laquelle tous les sports ne se valent pas, les chercheurs ont analysé les données de 11 enquêtes menées en Grande-Bretagne entre 1994 et 2008 auprès de 80.306 adultes. Les scientifiques ont tenu compte des prédispositions de tous les participants, âgés en moyenne de 52 ans : âge, indice de masse corporelle (IMC), condition physique et psychologique, habitudes avec la cigarette et l’alcool.

Six formes de sport prises en compte

Ils ont basé leurs travaux sur les six formes les plus populaires de sport, à savoir le cyclisme, la natation, l’aérobic (fitness, gymnastique, danse), le jogging, le football et les sports de raquette (badminton, tennis, squash).

Bilan : au terme de neuf années de suivi, les sports de raquettes étaient ceux qui offraient la meilleure espérance de vie. Par rapport aux répondants qui ne pratiquaient pas l’un des sports cités, le risque de décès (toutes causes confondues) diminuait de 47 % et le risque de mourir de maladies cardiovasculaires baissait de 56 % chez ces personnes.

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Moins 28 % de risque de décès chez les nageurs

Les nageurs s’en tirent également bien, avec un risque de décès diminué de 28 % (41 % pour les maladies cardiovasculaires), tout comme ceux qui pratiquent le fitness (moins 27 % de décès et moins 36 % pour les maladies cardiovasculaires) et enfin les cyclistes. Chez les amateurs de vélo, le risque de décès est 15 % plus faible que chez ceux qui ne pratiquent aucun sport. Toutefois, la pratique du vélo sur les maladies du cœur semble marginale.

En revanche, la pratique d’activités comme la course à pied ou le football n’a été associée à aucune diminution des risques. Chez les coureurs, le risque de décès, toutes causes confondues, était quand même réduit de 43 % et le risque de décès par maladies cardiovasculaires de 45 %, par rapport à ceux qui ne pratiquent pas du tout ce type de sport.

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Comme l’indique BFM TV, ces résultats sont, d’après les scientifiques, tout de même à prendre avec précaution, « compte tenu de la période relativement courte de l’étude, du fait que certains sports se pratiquent plus facilement tout au long de l’année, que les changements du niveau sportif des participants n’ont pas été suivis, et que le lien précis de cause à effet n’a pas été déterminé ».