Royaume-Uni: Des écureuils roux porteurs de la lèpre du Moyen Age

ROYAUME-UNI Des chercheurs ont découvert que la lèpre affectant les rongeurs était provoquée par les mêmes souches de bactéries responsables de la forme humaine de la maladie il y a plusieurs siècles…

20 Minutes avec agences

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Illustration d'un écureuil
Illustration d'un écureuil — Mark Hamblin/REX Shutte/SIPA

Les animaux pourraient être un réservoir pour les bactéries de la lèpre, empêchant une éradication de l’infection dans certains pays en développement. Telle est la suggestion formulée après la découverte de ces bactéries chez des écureuils roux au Royaume-Uni.

Les résultats de cette étude, menée par une équipe internationale de chercheurs conduite par la professeure Anna Meredith de l’Université d’Edimbourg, ont été publiés jeudi dans la revue américaine Science.

Des analyses ADN menées sur 110 écureuils en Angleterre, Ecosse et Irlande

Après avoir effectué des analyses ADN sur 110 écureuils en Angleterre, en Ecosse et en Irlande, ils ont découvert que la lèpre affectant les rongeurs était provoquée par les mêmes souches de bactéries responsables de la forme humaine de la maladie au Moyen Age.

Certains des écureuils étudiés présentaient des symptômes cliniques de la lèpre tandis que d’autres n’avaient aucun signe de la maladie. Mais tous étaient infectés par des bactéries responsables de l’infection, appelées mycobacterium.

Des similitudes avec les souches de cas humains au Mexique et dans les Caraïbes

Ainsi, les microbiologistes ont notamment été surpris de trouver des bactéries de la lèpre chez des écureuils roux de l’île de Brownsea, au large du sud de l’Angleterre, dont la souche est très similaire à celle découverte dans un squelette d’un lépreux enterré à Winchester, à seulement 70 km de là, il y a 730 ans.

Une analyse ADN a également révélé des similitudes entre cette souche et celles trouvées dans des cas humains de lèpre au Mexique et dans les Caraïbes. Mais si cette découverte suggère que la lèpre a affecté les écureuils roux sur l’île de Brownsea pendant des siècles, les scientifiques jugent toutefois faibles les risques d’infection pour les humains.

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La lèpre, qui touche surtout la peau, le système nerveux périphérique, la partie supérieure du système respiratoire et les yeux, a totalement disparu en Europe il y a environ un siècle chez les humains. L’infection reste très largement contrôlée aujourd’hui grâce à des antibiotiques, et plus de 200.000 nouveaux cas de la maladie sont diagnostiqués chaque année dans le monde.