Alzheimer: Une molécule sans effets toxiques testée avec succès

MEDICAMENTS Des comprimés de «verubecestat» pourraient être mis sur le marché d’ici deux à trois ans...

20 Minutes avec agences
Une personne atteinte de la maladie d' Alzheimer avec une photo d'elle le 18 mars 2011 dans une maison de retraite à Angervilliers
Une personne atteinte de la maladie d' Alzheimer avec une photo d'elle le 18 mars 2011 dans une maison de retraite à Angervilliers — Sebastien Bozon AFP

Une molécule, appelée , développée par les laboratoires américains Merck, s’avère être une piste sérieuse contre la maladie d’Alzheimer. Selon les résultats d’un essai clinique publiés ce mercredi dans la revue médicale américaine , ce nouveau traitement expérimental s’est révélé potentiellement prometteur et, surtout, sans effets toxiques pour les patients.

Réduire la présence de protéines toxiques beta-amyloïdes dans le cerveau

En bloquant une enzyme appelée BACE1, « verubecestat » réduit la présence de protéines toxiques beta-amyloïdes dans le cerveau. Des protéines qui dans le cas de la maladie d’Alzheimer forment des plaques en s’agglutinant puis altèrent le fonctionnement des neurones et 

Les laboratoires pharmaceutiques mondiaux sont mobilisés pour développer des molécules capables d’arrêter ou d’inverser la formation de ces plaques. Les traitements  minimisent les symptômes de la maladie mais aucun n’est encore capable de l’arrêter ou de ralentir sa progression et les molécules se sont avérées toxiques.

Pas effets secondaires hépatiques et neurologiques sévères

C’était sans compter sur « verubecestat » et cet essai concluant portant sur 32 participants qui souffraient de la maladie d’Alzheimer à des stades précoces et modérément avancés. Autant de sujets qui n’ont pas souffert d’effets secondaires hépatiques et neurologiques sévères. Et il a été acté qu’une ou plusieurs doses de verubecestat pouvaient abaisser les niveaux nocifs de beta-amyloïde.

Alors que, selon les chiffres de , plus de 36 millions de personnes dans le monde sont atteintes de démence, dont une majorité de la maladie d’Alzheimer et que ce nombre devrait doubler d’ici 2030, cette étude ouvre la voie à une possible mise sur le marché de ce traitement expérimental, sous la forme de comprimés.

En effet, dans la foulée de ce mini-essai, deux tests cliniques internationaux ont démarré, avec près de 3.000 participants. Dits de « phase 3 », ils sont censés évaluer l’efficacité clinique du « verubecestat » et devraient être terminés en juillet 2017. Si les résultats sont probants, ce traitement sous forme de comprimés pourrait être mis sur le marché d’ici deux à trois ans.