Autisme: Les bénéfices d'une intervention parentale précoce confirmés

ETUDE A la clé, des améliorations dans les relations avec les autres enfants, la communication sociale et les comportements répétitifs…

20 Minutes avec agence

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Illustration autisme
Illustration autisme — Jean-Philippe Ksiazek AFP

Une intervention précoce pour aider les parents à communiquer avec leur enfant autiste permet de diminuer les symptômes de ce trouble. Tel est le constat, formulé pour la première fois, par une étude britannique publiée mercredi dans la revue médicale The Lancet.

« Ces travaux ont été réalisés auprès de 152 enfants âgés de 2 à 4 ans et de leurs parents par les chercheurs de l’université de Manchester, du King’s College London et de Newcastle (Grande-Bretagne) », précise Pourquoi Docteur.

Les interactions parents-enfants filmées et décortiquées

Les enfants ont été répartis par tirage au sort en deux groupes : la première moitié a reçu un accompagnement spécifique, quand la seconde a bénéficié des soins habituels dans un centre spécialisé.

Concernant le premier groupe, les interactions entre parents et enfants ont été filmées pendant six mois, puis analysées avec des thérapeutes pour expliquer aux adultes « comment mieux interpréter les besoins de leur enfant et améliorer leur communication. Les 6 mois suivants, les parents ont appris des techniques éducatives et comportementales visant à améliorer leurs échanges avec leurs enfants », précise le site spécialisé.

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Une réduction de 17 % des symptômes graves

Les parents devaient également s’astreindre chez eux pendant 20 à 30 minutes par jour à des activités de communication et de jeux planifiés avec leur enfant. Ensuite, ces derniers ont été suivis pendant six ans en moyenne après l’arrêt de ces prises en charge.

Bilan : les auteurs observent une réduction de 17 % de la proportion d’enfants présentant des symptômes graves dans le groupe d’intervention par rapport au groupe témoin. Les parents ont, eux, signalé des améliorations dans les relations avec les autres enfants, la communication sociale et les comportements répétitifs. Aucune différence significative concernant la santé mentale des deux groupes d’enfants n’a en revanche été observée.

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Si ces résultats sont « encourageants », estime le professeur Jonathan Green (Université de Manchester), responsable de l’étude, il ne s’agit cependant pas là d’un « remède », car les enfants qui ont montré des améliorations conservent des symptômes dans des proportions variables, tempère le spécialiste. En grandissant, ils continueront à avoir besoin de soutien dans de nombreux aspects de leur vie, précisent les auteurs.