Bouffées de chaleur: Ce désagrément de la ménopause aurait une origine génétique

ETUDE Cette découverte pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements pour soulager les femmes pendant cette période de leur vie...

20 Minutes avec agence
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Traitement hormonal de la ménopause par patch.
Traitement hormonal de la ménopause par patch. — DURAND FLORENCE/SIPA

Les bouffées de chaleur dont souffrent sept femmes sur dix à la ménopause pourraient avoir une origine d’ordre génétique. Tel est le constat formulé par une équipe de chercheurs de l’université de Californie (Etats-Unis), dont l’étude a été publiée dans la revue Menopause.

Les scientifiques ont en effet mis la main sur « une variante génétique » qui affecte un récepteur dans le cerveau régulant la libération d’œstrogènes. Or, c’est justement ce phénomène qui conduit à subir bouffées de chaleur et suées nocturnes.

11 millions de variantes génétiques passées au crible

Plus de 11 millions de variantes génétiques ont été passées au crible avant de parvenir à cette découverte. Plus de 17.000 femmes ménopausées âgées de 50 à 79 ans ont également participé à ces travaux : elles ont fourni des échantillons d’ADN et répondu à des questions concernant leurs bouffées de chaleur et suées nocturnes.

Conclusion : les chercheurs ont observé que 14 variantes génétiques, toutes localisées sur le chromosome 4, étaient associées à des bouffées de chaleur. De plus, ces variantes sont liées à un récepteur de la tachykinine 3 situé dans le cerveau et qui joue un rôle régulateur dans la libération de l’œstrogène.

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Bientôt de nouveaux traitements ?

La découverte suscite l’espoir chez les universitaires. « Si cette variante génétique se confirme, cela pourrait conduire à des nouveaux traitements qui permettront de soulager ces désagréments de la ménopause », avance le Dr Carolyn Crandall, coauteur de l’étude.

Néanmoins, les chercheurs n’étant pas certains d’avoir identifié toutes les variantes génétiques, d’autres recherches plus complètes devront encore être réalisées.