Médecins: Les agressions en hausse en 2015, surtout à l'encontre des généralistes

SOINS Avec 924 incidents recensés en 2015, les chiffres frôlent le « record » de 2013…

20 Minutes avec AFP
— 
Illustration d'une consultation chez un médecin génraliste en Essonne.
Illustration d'une consultation chez un médecin génraliste en Essonne. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Insultes, vols, agressions physiques… Les médecins ont déclaré 924 incidents en 2015, un chiffre qui frôle le record de 2013, selon l’Observatoire du Conseil national de l’ordre. En 2013, dix ans après le lancement de l’étude, l’Observatoire de la sécurité des médecins avait recensé 925 incidents. Le plus bas niveau avait été observé en 2004 avec 439 déclarations.

Les généralistes les plus visés

Le total des déclarations d’incidents représente 4,6 agressions pour 1.000 médecins en activité régulière. Les généralistes, qui représentent plus de la moitié des effectifs, sont les plus touchés avec 65 % des déclarations (+4 points par rapport à l’année précédente), loin devant les spécialistes (35 %), parmi lesquels les ophtalmologues (6 %), les médecins du travail (4 %), les psychiatres, les gynécologues/obstétriciens et les dermatologues (3 %).

>> A lire aussi : «La médecine, c’est 80% de relationnel»

Neuf victimes sur dix étaient les médecins eux-mêmes, précise l’Observatoire. Dans 18 % des incidents, un collaborateur était concerné.

Seuls 32 % des déclarants ont déposé plainte

Les incidents sont principalement verbaux (69 % des incidents), les agressions physiques et les actes de vandalisme restant minoritaires (8 % chacun). Les vols ou tentatives de vols représentent un peu moins d’un incident sur cinq et l’utilisation d’une arme demeure rare (2 %).

>> A lire aussi : Un village breton fait un clip humoristique pour attirer un médecin

Selon le baromètre, 7 % des agressions ont donné lieu à une interruption de travail (-1 point par rapport à 2014) ; seulement 32 % des déclarants ont déposé une plainte et 12 % une main courante, plus de la moitié (56 %) ne faisant aucun des deux. La première raison des agressions est liée à un reproche relatif à une prise en charge (33 %), puis vient le vol (18 %), le refus de prescription (16 %) et enfin le temps d’attente jugé excessif (9 %).