Cancer: Les trois quarts des malades font du sport (et ça paie)

RECHERCHE Avec à la clé, des bénéfices multiples...

20 Minutes avec agences
— 
Illustration d'une femme faisant du sport.
Illustration d'une femme faisant du sport. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

En dépit de la fatigue liée aux traitements, trois malades du cancer sur quatre continuent à faire du sport. Tel est le résultat d’une enquête commanditée par la Fédération nationale CAMI Sport & Cancer et menée en 2015 auprès de 1.554 patients, dont une majorité de femmes souffrant d’un cancer du sein.

Parmi les bénéfices attendus de l’activité physique, les malades citent en tête l’amélioration de la qualité de vie (99 %), des chances supplémentaires de guérir (83 %) et la préservation du statut social (67 %).

Des bénéfices multiples

A l’inverse, la fatigue liée notamment aux chimiothérapies constitue le principal frein à l’activité physique (51 %), suivie du manque de courage (41 %), des idées reçues selon lesquelles « il faut se reposer » (36 %) ou encore des douleurs (un tiers des patients).

Selon la CAMI, qui propose des cours de sport adaptés aux patients atteints de cancer et qui a même créé un diplôme universitaire baptisé Sport et Cancer, les bénéfices sont multiples.

Réduction de la fatigue, des risques de rechute, de la mortalité

D’une part, le sport permettrait de réduire la fatigue liée à la maladie, qu’il soit pratiqué « pendant ou après les traitements ». En fabriquant de nouvelles fibres musculaires, l’activité sportive permet également de maintenir la masse musculaire «, ce qui a pour effet de lutter contre la toxicité des traitements anti-cancéreux », souligne la Fédération.

Les risques de rechute et de mortalité sont également réduits, de 34 % chez les femmes atteintes d’un cancer du sein localisé et pratiquant une activité physique « suffisamment soutenue et régulière » (150 minutes par semaine en trois séances), selon une méta-analyse. Un effet similaire est également observé chez les patients atteints d’un cancer du côlon, à condition de pratiquer une activité encore plus soutenue.

>> A lire aussi : Cinq heures de sport par semaine permettraient de prévenir le cancer du sein

Enfin, le sport contribue à améliorer l’état psychologique des patients « en les réconciliant avec leur corps » et en renforçant les lieux sociaux, souligne la CAMI, qui a soutenu activement l’idée d’un remboursement des activités sportives prescrites par les médecins, inscrit dans la « loi santé » votée en décembre dernier.