Phtalates: Les substituts présents dans les jouets seraient presque tous sans danger

ETUDE Telle est la conclusion de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)…

20 Minutes avec agences

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Illustration : un bébé prend son bain.
Illustration : un bébé prend son bain. — PURESTOCK/SIPA

Les substituts de phtalates, présents dans les jouets de nos tout-petits, seraient sans danger pour leur santé. Telle est la conclusion de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), dans un avis relatif aux « Jouets et équipements pour enfants en matière plastique destinés aux enfants de moins de trois ans », rendu public lundi.

L’agence, qui s’est auto-saisie suite à l’interdiction de certains phtalates toxiques, s’est penchée sur un échantillon de 31 jouets (jouets premier âge, poupées, jeux de construction) et accessoires pour enfants (bavoirs, anneaux de dentition, sucettes).

Quatre des cinq substituts sans danger

Elle a concentré son évaluation des risques sur cinq substituts (ATBC, DINCH, DEHTP, TXIB, DOIP) retrouvés dans les objets examinés. Elle n’a pas pris en compte l’ingestion d’une partie du jouet mais étudié la migration de ces substances dans un simulant de salive.

Bilan : les substituts ont tous migré dans le simulant de salive, sans pour autant impliquer de risque sanitaire, selon l’Anses. En effet, « les résultats de l’évaluation des risques sanitaires ne mettent pas en évidence de risques sanitaires pour les enfants de moins de trois ans mettant à la bouche les jouets testés contenant ces substituts (ATBC, DEHTP, DINCH, TXIB) ».

Les phtalates déjà pointés du doigt dans les jouets

En revanche, du côté du DOIP, « le risque sanitaire n’a pu être évalué du fait de l’absence de données sur les dangers de la substance », ajoute l’Anses, qui recommande de « ne pas l’utiliser sans avoir au préalable acquis des connaissances sur sa toxicité ».

Pour rappel, les phtalates, utilisés comme plastifiants, avaient été mis en cause fin 2015 en France, mais aussi un an plus tôt aux Etats-Unis, pour leur présence et leur toxicité dans certains jouets pour enfants. Ils sont notamment accusés d’être des perturbateurs endocriniens.