Santé: La malbouffe bientôt plus nocive que le tabac, le sexe non protégé et l'alcool réunis?

ETUDE Des experts britanniques estiment que d’ici 2050, la malbouffe et l’obésité causeront plus de morts que des maladies liées au tabac, à l’alcool ou aux rapports non protégés…

20 Minutes avec agence

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Illustration de la malbouffe.
Illustration de la malbouffe. — VIDAL/ISOPIX/SIPA

D’ici à 2050, le nombre de maladies liées à une mauvaise alimentation sera plus important que le nombre de maladies liées au tabac, à l’alcool et aux rapports sexuels non protégés réunies.

Hypertension artérielle, malnutrition infantile, hyperglycémie, cholestérol

Cette conclusion, alarmante, est tirée d’un rapport récemment publié par les experts britanniques du Global Panel on Agriculture and Food Systems for Nutrition. Si les spécialistes mettent en avant des problèmes récurrents de d’insuffisance alimentaire (800 millions de personnes seraient touchées), ils mettent également en garde contre la « malbouffe ».

Cette dernière serait ainsi responsable du développement de maladies comme le diabète, l’hypertension artérielle, la malnutrition infantile, l’hyperglycémie, le surpoids et le cholestérol.

Autre conséquence d’une mauvaise alimentation : l’obésité. Les chiffres sont particulièrement inquiétants. En 2050, 3 milliards de personnes seront atteintes de surpoids ou d’obésité, selon un rapport du 23 septembre publié par la FAO (Food and Agriculture Organization). Et en 2030, le taux de surpoids et d’obésité en Chine aura atteint les 50 %.

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Selon le Global Panel, tous les pays sont touchés, « développés comme en voie de développement ». A l’avenir, il arrivera même que des pays victimes de sous-alimentation le soit également de la malbouffe et du surpoids, assurent nos experts. Au Nigéria et en Ethiopie, le nombre de personnes atteintes du diabète pourrait ainsi doubler d’ici à 2030.

Plus proche de nous, à la même période, on estime qu’en Islande la moitié de la population souffrira d’obésité, contre un tiers au Royaume-Uni. En France, c’est un quart de la population qui pourrait être concerné.

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Un problème de santé publique qui a des conséquences économiques. Pour rappel, la lutte contre le surpoids coûte 20 milliards d’euros par an à notre pays, d’après une étude du Trésor public. Une enveloppe qui sera bientôt comparable à celle qui est octroyée à la lutte contre l’alcool et le tabac. Même si pour l’instant, le tabac mobilise 26 milliards d’euros et l’alcool 15 milliards.