Fertilité: Le stress diminuerait de 45% les chances de tomber enceinte

ETUDE D’où l’importance d’un mode de vie laissant une place au bien-être chez les femmes souhaitant devenir mères…

20 Minutes avec agence

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Un test de grossesse.
Un test de grossesse. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Accorder une place au bien-être dans son mode de vie serait essentiel, en particulier chez les femmes souhaitant devenir mères. En effet, un niveau élevé de stress chez ces dernières, en plus d’autres facteurs, affecterait la probabilité de concevoir un enfant.

Telle est la conclusion formulée par des chercheurs américains de l’université d’Emory (Atlanta, Géorgie) et de l’école de santé publique de Louisville (Kentucky), dont l’étude a été publiée le 21 août dans Annals of Epidemiology.

Des chances de tomber enceinte réduites de 45 % chez les femmes stressées

Les scientifiques ont analysé les données relatives à 400 femmes âgées de 40 ans ou moins. Il a été demandé aux volontaires de tenir pendant huit mois un journal en y renseignant régulièrement des informations concernant leur niveau de stress, leur cycle menstruel, leurs rapports sexuels et leur consommation de café, d’alcool et de tabac.

Bilan : de fréquentes analyses d’urines ont permis d’établir un lien entre ces facteurs et le degré de fertilité des participantes. Ainsi, les chances de tomber enceinte seraient réduites de 40 % chez les femmes ressentant un niveau important de stress au moment de l’ovulation. De façon générale, la probabilité de concevoir un enfant serait réduite de 45 % chez les futures mères fortement stressées.

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« De nombreuses personnes sont sceptiques concernant le rôle joué par les facteurs émotionnels et psychologiques sur la fertilité. J’espère que ces travaux pourront provoquer la prise de conscience à la fois des médecins et du grand public que la santé psychologique et le bien-être sont aussi importants que les autres facteurs impactant la fertilité comme le tabagisme, la consommation d’alcool ou l’obésité quand il s’agit de concevoir un enfant », commente le Pr Kira Taylor, épidémiologiste et responsable de ces travaux.