Lutte contre l'obésité: L'idée d'une taxe unique sur la «malbouffe» écartée par le gouvernement

ECONOMIE Le coût social de la surcharge pondérale avoisinait 20 milliards d'euros en France en 2012, soit un montant comparable à celui de l'alcool et du tabac...

20 Minutes avec agences

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Une femme obèse photographiée le 15 juillet 2016, en France.
Une femme obèse photographiée le 15 juillet 2016, en France. — GILE MICHEL/SIPA

« Non, il n’est pas question de regrouper toutes les taxes en une seule taxe qui tiendrait compte des calories. » Christian Eckert a écarté, ce vendredi sur les ondes de RTL, l’idée de remplacer les taxes sur les aliments responsables de l’obésité par une taxe proportionnelle au niveau de calories.

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Michel Sapin n’a « pas trop envie » de retenir ces propositions

Le secrétaire d’Etat au Budget a également exclu toute augmentation du produit fiscal lié à la « malbouffe », estimant que cette piste proposée par la direction générale du Trésor serait bien trop « complexe ».

Sur Radio Classique/Paris Première, le ministre de l’Economie et des Finances Michel Sapin a confié, lui, ne « pas avoir trop envie » de retenir ces propositions. Alors que le gouvernement essaye « de baisser les impôts, de supprimer les taxes », il ne souhaite pas « en voir créer par ailleurs ». « La direction du trésor est là pour faire des propositions, alimenter la réflexion et il se trouve que les politiques sont là pour décider », a-t-il ajouté.

Taxer les produits au-delà d’un certain niveau de calories

Dans un rapport sur les conséquences économiques de l’obésité publié jeudi, le Trésor proposait notamment une taxe proportionnelle au niveau des calories ou de la qualité nutritionnelle d’un aliment. « Une option intéressante pourrait être de taxer les produits au-delà d’un certain niveau de calories, ou en fonction de leur qualité nutritionnelle, comme cela a été fait au Mexique à partir de 2014 », préconisait ainsi le Trésor. Une autre suggestion serait d’augmenter la TVA sur les produits « jugés néfastes pour la santé ». Ceci alors que le coût social de la surcharge pondérale avoisinait 20 milliards d’euros (1 % du Produit intérieur brut) en 2012, soit un montant comparable à celui de l’alcool et du tabac.

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Les taxes sur les huiles devraient rapporter 125 millions d’euros en 2016

« Le parlement a déjà conduit une réflexion sur un certain nombre de taxes dites comportementales », comme sur les huiles, les farines, la margarine, le chocolat, les boissons sucrées, a, enfin rappelé Christian Eckert. Des taxes sur les huiles, les farines et les produits de la mer qui devraient respectivement rapporter 125 millions d’euros, 64 millions, et 4 millions en 2016.