Hôpitaux: Un acte de violence contre un soignant toutes les 30 minutes en France

SOCIETE La psychiatrie, les urgences, la médecine générale et la gériatrie sont les services les plus exposés...

20 Minutes avec agence

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Illustration. Dans les couloirs d'un hôpital à Toulouse.Le 25 octobre 2005.
Illustration. Dans les couloirs d'un hôpital à Toulouse.Le 25 octobre 2005. — Frederic Scheiber/20 Minutes

Un acte de violence contre un soignant serait commis toutes les 30 minutes en France en milieu hospitalier. Telle est l’estimation faite par l’Observatoire national des violences en santé ( ONVS), qui a rendu ce mois-ci son rapport annuel sur la question.

Il révèle qu’avec 14.502 signalements au cours de l’année 2014 (dernière période pour laquelle les chiffres ont été traités), les actes de violence au sein des hôpitaux et autres établissements sanitaires et médicaux-sociaux sont en hausse. A titre de comparaison, 12.432 situations d’atteintes aux personnes et aux biens avaient été recensées en 2013.

Principale cible : les infirmières

L’Ile-de-France, qui regroupe à elle seule un tiers des cas, est la région la plus touchée. Du côté des services, la psychiatrie (21 % des actes de violence), les urgences (15 %), la médecine générale et la gériatrie (9 %), sont particulièrement exposés.

Principale cible : le personnel médical, infirmières en tête, qui représente 85 % des victimes. Viennent ensuite les patients (9 %) et les agents de sécurité (3 %). Au total, 18.143 victimes ont été répertoriées en 2014.

Atteintes physiques, injures, menaces…

Quant aux auteurs de ces actes, il s’agit dans neuf cas sur dix des patients eux-mêmes ou de visiteurs. Les modalités de prise en charge d’un malade, le temps d’attente ou encore l’alcoolisation constituent, la plupart du temps, l’élément déclencheur des violences.

Selon le rapport, si les atteintes physiques restent les agressions les plus fréquentes, injures, insultes et menaces fusent également en milieu hospitalier. Parfois, cela va même plus loin. Ainsi, les faits les plus graves de crimes ou de violences avec arme représentent, eux, 2 % des actes.