MST: Contre la résistance aux antibiotiques, l'OMS préconise des traitements adaptés

ANTIBIORESISTANCE Ces nouvelles directives thérapeutiques concernent trois infections : la chlamydiose, la gonorrhée et la syphilis…

20 Minutes avec agences

— 

Les symptômes de la syphilis, décrits en 1883.
Les symptômes de la syphilis, décrits en 1883. — MARY EVANS/SIPA

Face à la résistance aux antibiotiques des maladies sexuellement transmissibles (MST), des traitements adaptés sont nécessaires, notamment pour trois infections que sont la chlamydiose, la gonorrhée et la syphilis.

Telles sont les recommandations formulées mardi par l’Organisation mondiale de la santé, pour qui l’antibiorésistance est un « problème de plus en plus préoccupant ». Et ce, alors même que chaque année, 131 millions de personnes contractent la chlamydiose, 78 millions la gonorrhée et 5,6 millions la syphilis.

« Le bon antibiotique, au bon dosage et au bon moment »

« Les nouvelles directives thérapeutiques de l’OMS insistent sur la nécessité de traiter ces IST [infections sexuellement transmissibles] avec le bon antibiotique, au bon dosage et au bon moment pour limiter leur propagation et améliorer la santé sexuelle et reproductive », a ainsi déclaré dans un communiqué Ian Askew, Directeur du Département Santé reproductive et recherche à l’OMS.

Provoquées par des bactéries, ces trois infections peuvent généralement être guéries par des antibiotiques. Mais elles ne sont souvent pas diagnostiquées et deviennent plus difficiles à traiter, certains antibiotiques étant par la suite sans effet en raison de leur mauvaise utilisation ou à leur surutilisation.

>> A lire aussi : La résistance aux antibiotiques sera à l'origine de 10 millions de morts en 2050

Pourtant, les conséquences pour les patients atteints peuvent être graves en cas de prise en charge tardive. Avec, chez les femmes par exemple, des complications et des séquelles à long terme comme des grossesses extra-utérines et des fausses couches. Ces trois infections peuvent également multiplier par deux ou trois le risque de contracter le VIH.