Plats cuisinés: L'origine du lait et de la viande étiquetée dès 2017

ALIMENTATION Les distributeurs ont jusqu’au 31 mars 2017 pour écouler les stocks de produits ne répondant pas à cette nouvelle réglementation...

20 Minutes avec agences

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Plats cuisinés à base de viande de boeuf.
Plats cuisinés à base de viande de boeuf. — DURAND FLORENCE/SIPA

La France expérimentera à partir du 1er janvier 2017 et jusqu’au 31 décembre 2018 l’étiquetage de l’origine des viandes et du lait dans les produits transformés. Le décret, publié dimanche au Journal officiel, rend en effet « obligatoire l’indication de l’origine du lait ainsi que du lait et des viandes utilisés en tant qu’ingrédients dans les denrées alimentaires préemballées ».

Vers une « pérennisation du dispositif » ?

A l’issue de cette expérimentation, un rapport d’évaluation sera transmis à la Commission européenne, « sur la base duquel pourra être envisagée la pérennisation du dispositif », précise encore le décret.

Cette obligation, une première en Europe, vaudra pour les plats contenant une certaine proportion de viande, et les produits laitiers contenant une certaine proportion de lait. Pour la viande, la précision d’origine du produit définie par le décret s’appliquera au pays de naissance, d’élevage et d’abattage des animaux. S’agissant du lait, elle concernera le pays de collecte, de conditionnement et de transformation.

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Des concertations afin de fixer le seuil d’incorporation

Des concertations sont en cours avec les acteurs concernés pour fixer, pour chaque filière, le seuil d’incorporation à partir duquel l’obligation s’appliquera, a précisé à l’AFP le ministère de l’Agriculture. Le décret indique d’ores et déjà que les seuils choisis ne pourront pas être supérieurs à 50 % du poids du produit. Quant aux distributeurs, ils ont jusqu’au 31 mars 2017 pour écouler les stocks de plats préparés ne mentionnant pas l’origine des viandes et du lait qu’ils contiennent.

Pour rappel, l’étiquetage des produits transformés est réclamé depuis longtemps par les associations de consommateurs, et notamment depuis l’éclatement début 2013 du scandale des lasagnes à la viande de cheval, frauduleusement utilisée à la place de viande de bœuf.

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Et avec la crise de l’élevage, ce sont les agriculteurs eux-mêmes qui ont demandé que l’origine des produits soit indiquée sur les étiquettes des produits transformés pour encourager l’achat de viande produite en France.