Haïti: L'ONU reconnaît son implication dans l'épidémie de choléra

MONDE Dans le pays, près de 10.000 personnes sont mortes de la maladie ces six dernières années…

20 Minutes avec agences

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Il pourrait y avoir jusqu'à 200.000 nouveaux cas de choléra au cours des trois prochains mois en Haïti soit plus qu'un triplement, a estimé mardi un haut responsable sanitaire de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS).
Il pourrait y avoir jusqu'à 200.000 nouveaux cas de choléra au cours des trois prochains mois en Haïti soit plus qu'un triplement, a estimé mardi un haut responsable sanitaire de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS). — Hector Retamal afp.com

L’ONU a reconnu son implication dans l’épidémie de choléra en Haïti pendant sa mission dans le pays (Minustah). Les avocats des victimes continuent de militer pour le paiement de réparations financières aux familles de près de 10.000 personnes mortes de la maladie ces six dernières années.

« L’ONU a acquis la conviction qu’il est nécessaire de faire beaucoup plus en ce qui concerne sa propre implication dans le foyer initial et les souffrances des personnes touchées par le choléra » en Haïti, a indiqué jeudi le porte-parole adjoint des Nations unies, Farhan Haq, précisant que le nouveau plan d’action de l’organisation « sera présenté au public dans les deux prochains mois ».

Plusieurs plaintes déposées depuis 2011

« Ceci est une grande victoire pour les milliers d’Haïtiens qui se sont mobilisés pour la justice, qui ont écrit à l’ONU et porté plainte contre l’organisation » a réagi Mario Joseph, à la tête du bureau des avocats internationaux.

En effet, plusieurs plaintes avaient été déposées depuis 2011 par les familles de victimes à New York (Etats-Unis), où se trouve le siège des Nations Unies. Elles ont été rejetées par la justice américaine en raison de l’immunité conférée à toutes les missions onusiennes.

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Jusqu’ici, l’ONU avait nié son implication dans la propagation du choléra en Haïti alors que de nombreuses enquêtes scientifiques corroboraient cette conclusion. Les premiers cas sont apparus sur les bords de l’affluent d’un fleuve, à proximité de la base des Casques bleus népalais, où les installations sanitaires étaient défaillantes, alors que ces soldats étaient porteurs de la bactérie.