Sexualité: Alcool et cannabis influencent les comportements des consommateurs

ETUDE Ces deux substances favorisent les rencontres et la proximité sexuelle, en agissant sur le psychisme et la perception de soi. Mais elles encouragent aussi les comportements à risque…

20 Minutes avec agence

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Un joint de cannabis
Un joint de cannabis — Photofusion/REX/REX/SIPA

La consommation d’alcool et de cannabis ne serait pas sans influence sur le comportement sexuel. Tel est le constat formulé par des chercheurs de l’université de New York (Etats-Unis), dans une étude parue dans Archives of Sexual Behavior, menée dans le but d’adapter la prévention face aux comportements à risques.

En interrogeant 12 hommes et 12 femmes hétérosexuels et séronégatifs, les scientifiques ont tout d’abord observé que les situations menant à la consommation de l’une ou l’autre des substances variaient.

L’alcool à l’extérieur, le cannabis dans la sphère privée

Ainsi, l’alcool est davantage consommé dans les lieux de rencontres extérieurs, tandis que le cannabis, interdit dans de nombreux pays, s’invite logiquement dans les lieux plus intimes et privés.

Dans ce second cas, gestes et rapprochements sexuels sont alors plus courants, tandis que dans le premier cas, les chercheurs observent une augmentation du nombre de partenaires potentiels.

Une incidence sur le psychisme et la perception de soi

Selon les scientifiques, l’alcool mènerait également vers des partenaires plus atypiques, alors que le cannabis pourrait rendre certains consommateurs plus exigeants, ou au contraire beaucoup moins.

Dans les deux cas, alcool et cannabis favorisent les rencontres et la proximité sexuelle, en agissant sur le psychisme et la perception de soi. Les consommateurs se trouvent en général plus attirants, notent les scientifiques, qui tiennent cependant à alerter : ces produits encouragent aussi les comportements à risque, comme les relations non protégées.

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« Nous devons continuer les recherches sur les comportements sexuels afin de nous assurer que la prévention auprès des usagers et potentiels usagers est adaptée et qu’ils sont conscients des effets sexuels de ces substances », souligne d’ailleurs le docteur Joseph Palamar de l’université de New York.