Dépression: La piste de causes génétiques se précise

ETUDE Dix-sept variations génétiques intervenant dans 15 régions du génome humain ont été identifiées comme potentiellement à risque chez des sujets d’ascendance européenne…

20 Minutes avec agences

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Photo d'illustration de la dépression.
Photo d'illustration de la dépression. — JAUBERT/SIPA

Les variations génétiques influenceraient le risque de souffrir d’une dépression, chez les personnes d’ascendance européenne du moins. Pressenties, ces modifications n’avaient jusqu’ici pas été clairement identifiées et font désormais entrevoir l’espoir d’une meilleure compréhension biologique de la maladie et du développement de nouveaux traitements.

17 variations dans 15 zones du génome

C’est à des chercheurs américains, dont l’étude a été publiée lundi dans la revue spécialisée Nature Genetics, que l’on doit cette découverte. Les scientifiques ont analysé les données génétiques de 121.000 volontaires, ayant déclaré être atteints de dépression ou traités contre cette pathologie, et de 338.000 sujets, n’ayant déclaré aucun antécédent de dépression.

Bilan : 17 variations intervenant dans 15 régions du génome humain ont été identifiées comme potentiellement à risque dans le cas de la dépression, qui touche selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 350 millions de personnes dans le monde.

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Orienter les traitements à venir

« L’identification des gènes qui influent sur le risque pour une maladie est une première étape vers la compréhension de la biologie de la maladie elle-même. Nous espérons que la découverte de ces gènes va nous orienter vers de nouvelles stratégies de traitement », explique Roy Perlis, du Massachusetts General Hospital (Etats-Unis), coauteur de l’étude.

« Trouver des gènes associés à la dépression devrait aider à dire clairement qu’il s’agit d’une maladie du cerveau », indique également le spécialiste, qui espère ainsi « diminuer la stigmatisation » des malades.