Sexualité: L'orgasme féminin aurait autrefois été lié à la reproduction

ETUDE Au cours de l’évolution, sa fonction se serait modifiée, pour ne devenir qu’une source de plaisir...

20 Minutes avec agence

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Un couple au lit.
Un couple au lit. — SIPA

L’orgasme féminin aurait été autrefois lié à l’ovulation, et donc indispensable à la reproduction. Au cours de l’évolution, sa fonction se serait modifiée, pour ne devenir qu’une source de plaisir.

Tel est le constat formulé par deux chercheurs américains, Mihaela Pavličev, chercheuse en biologie à l’hôpital pour enfants de Cincinnati, et Günter Wagner, professeur à Yale, qui ont cherché à comprendre l’utilité physiologique de l’orgasme.

Poussée d’hormones ou ovulation spontanée

Pour leur étude, publiée dans la revue Journal of Experimental Zoology (Molecular and Developmental Evolution), ils ont observé le comportement reproductif des autres mammifères.

Ainsi, lors de l’acte sexuel, certains, comme le chat ou le lapin, libèrent une poussée d’hormones, un phénomène semblable (sur le plan physiologique en tout cas) à l’orgasme. Cette poussée est un signal envoyé aux ovaires pour qu’ils libèrent leurs ovules. D’autres mammifères en revanche, comme l’humain et le singe, ont une ovulation dite « spontanée ».

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« Cela ne ressemblait pas à l’orgasme féminin que l’on connaît »

« Or, au cours de l’évolution des mammifères, la première forme d’ovulation a précédé la seconde », précise Pourquoi Docteur. « Il est important de souligner que cela ne ressemblait pas à l’orgasme féminin que l’on connaît. Nous pensons que cette montée d’hormones fait partie des éléments qui ont subi le plus de modifications chez les humains », indiquent les chercheurs.

Ces derniers admettent les limites de leurs travaux, résultant d’une seule recherche anatomique et physiologique. Toutefois, ils constituent une piste supplémentaire dans la compréhension de l’anatomie féminine. Ils permettent en effet d’affirmer que les femmes n’ont pas besoin de jouir pour se reproduire et d’expliquer pourquoi ces dernières n’ont pas d’orgasme à chaque rapport.