Règles et ménopause tardives augmenteraient l'espérance de vie

ETUDES «Les femmes dont les règles ont commencé après 12 ans, dont la ménopause est survenue après 50 ans, et qui ont eu plus de 40 années de fertilité ont plus de chances de vivre jusqu’à 90 ans»...

20 Minutes avec agences

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 Illustration - Une personne âgée et une jeune femme
 Illustration - Une personne âgée et une jeune femme — SUZAN THIERRY/SIPA

L’apparition des règles et de la ménopause semble avoir un impact sur la longévité et la santé des femmes. Telles sont les conclusions de deux études américaines publiées dans Women’s Health Initiative.

« Les femmes dont les règles ont commencé après 12 ans, dont la ménopause - naturelle ou chimique - est survenue après 50 ans, et qui ont eu plus de 40 années de fertilité ont plus de chances de vivre jusqu’à 90 ans », explique ainsi Aladdin Shayab, auteur principal d’une première étude, réalisée avec le Département de médecine familiale et de santé publique de L’Université de San Diego.

Menée auprès de 16.000 femmes, elle révèle que les femmes qui avaient eu leurs premières règles et une ménopause tardives étaient en meilleure santé et souffraient moins de maladies coronariennes.

La ménopause précoce liée aux risques de diabète

Dans la même veine, une seconde étude indique qu’une ménopause précoce et un cycle long augmentent les risques de diabète. Pour ces travaux, 124.000 femmes dont les règles se sont arrêtées en moyenne vers 51 ans ont été suivies pendant douze années.

Bilan : les chercheurs se sont aperçus que lorsque la ménopause survenait avant 46 ans, le risque de diabète était accru de 25 %. Quand la ménopause survenait après 55 ans, le risque tombait à 12 %.

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Ménopause et bouleversement hormonal

La durée du cycle reproductif a également son importance. Les femmes ayant eu un cycle inférieur à 30 ans ont 37 % plus de risques de contracter le diabète. Un cycle long (plus de 45 ans) augmente également le risque, mais de 23 %.

L’explication vient du bouleversement hormonal occasionné par la survenue de la ménopause. Chute brutale du taux d’œstrogènes associée à une prise de masse grasse, augmentation de l’appétit, glycémie plus élevée et métabolisme ralenti concourent à favoriser l’apparition du diabète.