IVG: Un rapport dénonce les inégalités dans la prise en charge des patientes

RAPPORT Selon un rapport de la Commission sur les données et la connaissance de l’IVG, publié mardi, la confidentialité n’est par ailleurs pas toujours garantie…

20 Minutes avec agence
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Brochure d'information sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG).
Brochure d'information sur l'interruption volontaire de grossesse (IVG). — DURAND FLORENCE/SIPA

La quantité et la répartition des cabinets de ville et hôpitaux pratiquant les interruptions volontaires de grossesse (IVG) en France varie d’une région à l’autre, créant une inégalité géographique. L’Ile-de-France et la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur seraient les bons élèves de la prise en charge, quand les régions Grand-Est, Bretagne, Pays-de-Loire et Hauts-de-France sont à la traîne.

Tel est le constat de la Commission sur les données et la connaissance de l’IVG qui, dans un rapport commandé par le ministère de la Santé et publié ce mardi, assure qu’en fonction des territoires, le recours à l’IVG peut, par ailleurs, varier du simple au triple, allant de 11 à 34 interventions pour 1.000 femmes de 15 à 49 ans, pour un taux moyen national de 14,9.

 

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L’importance du respect de la confidentialité

Dans ce rapport intitulé IVG : Etat des lieux et perspectives d’évolution du système d’information, la Commission sur les données et la connaissance de l’IVG affirme également que la confidentialité vis-à-vis de l’entourage, particulièrement importante pour les mineures et les jeunes majeures, n’est pas toujours idéalement respectée en France.

« Il serait important de rappeler aux personnels administratifs des bureaux des entrées l’importance du respect de la confidentialité vis-à-vis de toute personne accompagnée qui a connu une hospitalisation antérieure dans l’établissement », estime la commission qui dresse, par ailleurs, le portrait des femmes ayant recours à une interruption volontaire de grossesse.

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218.000 avortements réalisés en France en 2015

Ainsi, les patientes ont le plus souvent entre 20 et 24 ans, sont aussi souvent en couple (48 %) que seules (52 %), alors que les femmes vivant maritalement étaient auparavant plus largement majoritaires (56 %).

A noter que les interventions médicamenteuses représentaient en 2015 près de la moitié des IVG pratiquées en milieu hospitalier, contre seulement 30 % en 2001. Selon le document, basé sur les chiffres de 2015, 218.000 avortements ont été réalisés en un an en France cette année-là. Un chiffre en légère baisse depuis 2013.