Ménopause: Du plasma enrichi pour inverser ses effets et prolonger la fertilité?

ETUDE Des chercheurs grecs ont réussi à régénérer des ovaires « âgés » et à féconder les ovules d’une femme souffrant de ménopause précoce…

20 Minutes avec agence

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Image d'une fécondation in vitro au microscope.
Image d'une fécondation in vitro au microscope. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Une injection dans les ovaires de plasma riche en plaquettes a permis à 30 femmes ménopausées ou périménopausées de retrouver un cycle menstruel et une ovulation. Chez l’une des patientes, âgée de 40 ans mais ménopausée depuis cinq ans, deux ovules ont même été prélevés et fécondés avec le sperme de son mari, ouvrant la porte à une implantation suivie d’une grossesse.

Les cellules-souches des ovaires « âgés » stimulées

Bilan : alors que ce traitement au plasma est habituellement utilisé pour accélérer la régénération des tissus et la régénération des vaisseaux sanguins, il « inverserait », selon les chercheurs grecs de la clinique Genesis à Athènes, les effets de la ménopause en stimulant les cellules-souches des ovaires « âgés ».

« Ce plasma enrichi offre l’espoir aux femmes ménopausées d’être enceintes en utilisant leur propre matériel génétique », précise le gynécologue Konstantinos Sfakianoudis, cité par New Scientist.

De fait, ces experts imaginent déjà pouvoir « déclencher » une grossesse chez les femmes ayant développé une ménopause précoce, améliorer le quotidien de celles souffrant des désagréables conséquences du phénomène sur l’organisme (bouffées de chaleur), ou encore stimuler la baisse de fertilité chez les femmes âgées.

De plus cette « méthode grecque » s’est avérée également efficace chez les patientes rencontrant des problèmes de fertilité liés à d’autres pathologies (kystes, cicatrices, muqueuse utérine trop mince).

Questions bioéthiques et problèmes de santé

La possibilité de repousser l’âge auquel une femme cesse naturellement de pouvoir procréer pose cependant des questions bioéthiques, rappelle à New Scientist Roger Sturmey, de la Hull York Medical School (Royaume-Uni).

Sans oublier de potentiels problèmes de santé puisque chez les femmes plus âgées, les grossesses entraînent plus fréquemment des pathologies comme le diabète gestationnel, les prééclampsies ou les fausses couches.

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