Cancer: La consommation d'alcool serait à l'origine de sept pathologies

ETUDE «Plus la consommation est importante, plus les risques sont élevés, mais l’incidence de l’alcool sur les petits consommateurs reste considérable», selon une chercheuse néo-zélandaise...

20 Minutes avec agence

— 

Un verre de vin rosé
Un verre de vin rosé — Gérard Julien AFP

Consommer de l’alcool ferait courir plus de risques de développer sept formes de cancer : oropharynx, larynx, oesophage, foie, côlon, rectum et sein.

C’est le résultat d’une étude publiée jeudi dans la revue Addiction et menée par la chercheuse de l’université d’Otago (Nouvelle-Zélande) Jennie Connor. Pour les besoins de ces travaux, un million de femmes britanniques ont été suivies pendant sept ans.

Les petits consommateurs aussi concernés

Bilan : les femmes ayant bu entre 70 et 140 g d’alcool par semaine (l’équivalent d’un à deux verres) affichent 5 % de risque en plus de développer un cancer ainsi qu’une augmentation de 13 % du cancer du sein, par rapport à celles qui ont consommé moins de 20 g d’alcool par semaine.

« Plus la consommation est importante, plus les risques sont élevés, mais l’incidence de l’alcool sur les petits consommateurs reste considérable vue sa place dans la société », explique Jennie Connor. En outre, l’étude pointe la responsabilité de l’alcool dans 5,8 % des cas annuels de décès suite à un cancer.

Une menace réversible en cas d’arrêt de l’alcool

La menace est cependant réversible, car arrêter de boire réduirait de 15 % la probabilité de développer un cancer. Et après 20 ans de sevrage, le surrisque disparaît.

Enfin, les auteurs de l’étude tiennent à condamner les recherches qui mettent en avant les bienfaits du vin sur la santé. « Cette étude examine également la connexion entre l’alcool et le bon fonctionnement du cœur, et pour l’instant les preuves sont plutôt faibles » explique Jennie Connor.

>> A lire aussi : «Le vin peut être bon pour la santé»