Pharmaciens: La consultation sur une clause de conscience est suspendue

POLEMIQUE La ministre des Droits des Femmes, Laurence Rossignol, qui s’était étonnée de cette consultation, a salué jeudi une «sage décision»...

20 Minutes avec agence
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L'enseigne lumineuse d'une pharmacie, à Paris le 10 août 2015
L'enseigne lumineuse d'une pharmacie, à Paris le 10 août 2015 — KENZO TRIBOUILLARD AFP

La consultation sur une clause de conscience, accusée de menacer le droit à la contraception, a été suspendue, a annoncé jeudi l’Ordre des pharmaciens, regrettant « les instrumentalisations qui ont été faites ».

La ministre des Droits des Femmes Laurence Rossignol, qui s’était étonnée de cette consultation, a salué le même jour une « sage décision », précisant que « le soutien apporté à cette clause de conscience par les organisateurs hostiles au droit des femmes à disposer de leur corps avait d’ailleurs largement confirmé à quel point ses craintes et celles des associations étaient fondées. »

« Cet article est dangereux »

Mais la polémique n’est pas pour autant terminée. En effet, de nombreux pharmaciens demandent le retrait pur et simple de ce projet. « Cet article est dangereux pour la contraception des femmes, c’est une évidence. Un pharmacien pourrait par exemple s’en servir pour refuser de délivrer une pilule du lendemain à des mineures (…) La position de l’Ordre n’est donc pas la bonne manière d’adopter le sujet, bien au contraire » a confié à Pourquoi Docteur Phlippe Besset, de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France.

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Pour rappel, Isabelle Adenot, présidente du conseil national de l’Ordre des Pharmaciens, avait affirmé que « l’Ordre a toujours défendu les droits des femmes », jugeant « scandaleux » le communiqué dans lequel Laurence Rossignol avait exprimé ses craintes face à cette clause de conscience.