Alcoolisme: Des neurones «de la sobriété» découverts dans le cerveau de souris

ETUDE «Quand ils sont activés, ils inhibent le comportement de consommation répétée et jouent ainsi un rôle de prévention de l’abus d’alcool», explique le Dr Jun Wang, auteur principal...

20 Minutes avec agence

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Illustration alcool, bière.
Illustration alcool, bière. — KROD/WPA/SIPA

La piste d’un nouveau traitement de l’alcoolisme se dessine du côté de chercheurs de l’Université du Texas (Etats-Unis).

Ils ont identifié, dans une zone du cerveau de souris, deux types particuliers de neurones : les premiers, baptisés D1, sont impliqués dans la consommation excessive d’alcool, et les seconds, nommés D2, ont un rôle totalement inverse, expliquent les chercheurs, dont l’étude est parue dans la revue Biological Psychiatry.

Problème : les neurones bénéfiques se désactivent

« Du point de vue de la dépendance et de la toxicomanie, les neurones D2 ont une action positive, explique le Dr Jun Wang, auteur principal de l’étude. Quand ils sont activés, ils inhibent le comportement de consommation répétée et jouent ainsi un rôle de prévention de l’abus d’alcool. »

Seul problème : chez la souris, les scientifiques ont observé que le signal bénéfique des neurones D2 était altéré lorsque les rongeurs étaient exposés à des cycles répétés de consommation excessive d’alcool, suivis par une période d’abstention.

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Bientôt une stimulation de ces fameux neurones ?

En clair, les fameux neurones se désactivent et n’indiquent plus qu’il est temps de s’arrêter. « Cela pourrait expliquer en partie le phénomène de «binge drinking », qui séduit tant de jeunes adultes, note le Dr Jun Wang.

Si la réalisation de tests chez l’homme n’est pas encore d’actualité, les chercheurs espèrent un jour pouvoir stimuler les neurones D2, par médicament ou de façon électrique, dans l’optique d’aider les personnes souffrant de dépendance alcoolique.