La fécondation in vitro n'augmenterait pas le risque de cancer du sein

ETUDE Le traitement nécessite pourtant d’augmenter significativement la quantité d’hormones sexuelles, dont l’œstrogène et la progestérone, liées à un risque élevé de certains types de tumeurs au sein…

20 Minutes avec agences

— 

Photo fournie par l'organisation britannique Medical Aid for the Palestinians, prise le 30 mars 2016, montrant Philippa Whitford (d), en train d'opérer pour un cancer du sein une Palestinienne à Jérusalem
Photo fournie par l'organisation britannique Medical Aid for the Palestinians, prise le 30 mars 2016, montrant Philippa Whitford (d), en train d'opérer pour un cancer du sein une Palestinienne à Jérusalem — STRINGER Medical Aid For Palestinians

La fécondation in vitro n’accroît pas le risque de cancer du sein, selon une étude publiée mardi dans la revue américaine Journal of the American Medical Association (JAMA). Cette étude est la plus vaste menée à ce jour, et contraste avec d’anciennes analyses peu concluantes.

L’étude, réalisée aux Pays-Bas, s’est déroulée sur 21 ans, période pendant laquelle les chercheurs ont suivi 25.000 femmes : 19.158 d’entre elles ont commencé la fécondation in vitro entre 1983 et 1995, et 5.950 femmes (un groupe témoin) ont recouru à d’autres traitements de fertilité.

839 cas de cancer du sein

Plusieurs facteurs ont été pris en compte par les médecins : âge des femmes au moment où elles ont donné naissance à leur premier enfant, nombre de grossesses et de tentatives de fécondation in vitro.

Bilan : parmi toutes les femmes, 839 cas de cancer du sein métastasés (dans des zones autres que le sein) ont été détectés, et 109 où la tumeur était localisée.

Pas de différence de risque notable

Concrètement, le risque de cancer du sein pour les femmes ayant eu recours à la fécondation in vitro (3 %) est sensiblement le même que dans le groupe témoin (2,9 %).

Chez les femmes qui avaient eu recours à sept fécondations in vitro ou plus, le risque de cancer du sein était même nettement plus faible que chez celles qui en avaient fait une ou deux.

>> A lire aussi : Implants mammaires et cancer: 29 nouveaux cas de lymphomes recensés

Pour rappel, la fécondation in vitro nécessite l’accroissement temporaire, allant de cinq à dix fois la normale, de certaines hormones sexuelles dont l’œstrogène et la progestérone, qui sont liées à un risque élevé de certains types de tumeurs du sein.