Un Américain transmet le Zika à un proche par un mode sans précédent connu

ETATS-UNIS Le virus se transmet le plus souvent par une piqûre de moustique, ou lors d'une relation sexuelle...

20 Minutes avec AFP

— 

Le moustique Aedes aegypti (illustration).
Le moustique Aedes aegypti (illustration). — Felipe Dana/AP/SIPA

Un mode de transmission encore inconnu. Un septuagénaire américain, décédé en juin après avoir été infecté par le virus Zika lors d’un voyage à l’étranger, semble avoir contaminé un membre de sa famille qui le soignait, ont indiqué lundi les autorités sanitaires américaines.

>> A lire aussi : L'épidémie devrait s'éteindre d'elle-même dans les trois ans

Le virus se transmet le plus souvent par une piqûre du moustique Aedes aegypti, ou lors d’une relation sexuelle. Ces modes de transmission ont été écartés dans le cas présent. Ce nouveau cas d’infection suggère que le virus, lié à des malformations congénitales, peut se transmettre par d’autres voies. Le proche infecté s’est complètement remis.

Une contamination par voie aérienne « extrêmement improbable »

« Nous apprenons des choses nouvelles sur le Zika tous les jours », relève le docteur Erin Staples, épidémiologiste des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), lors d’une conférence de presse avec des responsables sanitaires d’Utah, où vivait le septuagénaire. Ce cas « paraît être unique », a-t-elle ajouté, relevant que de nombreuses questions restaient à élucider.

>> A lire aussi : Pour la première fois, une femme transmet le virus par voie sexuelle à un homme

Le sang du malade décédé contenait « des niveaux inhabituellement élevés du virus », a-t-elle pointé. Selon un communiqué des CDC, sa charge virale était plus de 100.000 fois supérieure à celle constatée chez d’autres personnes infectées. Le Dr Michael Bell, un épidémiologiste des CDC, a souligné lors d’une conférence de presse distincte, que ce taux très élevé retenait toute l’attention des scientifiques. Mais « nous ne sommes pas encore en mesure d’expliquer spécifiquement le processus qui pourrait avoir causé cette transmission », a-t-il relevé.

Interrogé sur la possibilité d’une contamination par voie aérienne, il a fait savoir qu'« aucune hypothèse n’est écartée », tout en jugeant celle-ci « extrêmement improbable ». Le septuagénaire a été la première personne connue à décéder des suites d’une infection par le Zika sur le territoire continental des Etats-Unis.