Cancer: Les Français attendent en moyenne 30 jours pour une IRM «urgente»

SOCIETE Sous-équipement et inégalités régionales augmentent les risques et l'angoisse chez les patients...

20 Minutes avec agence

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Illustration d'une patiente en train de passer une IRM.
Illustration d'une patiente en train de passer une IRM. — F.DURAND/SIPA

30,6 jours. C’est la durée moyenne d’attente avant d’obtenir un rendez-vous pour un examen urgent de type IRM, pour les patients chez qui les médecins soupçonnent la présence de tumeurs cancéreuses. C’est pourtant le seul moyen d’établir un diagnostic.

Ainsi, 51,3 % des habitants de France métropolitaine résident dans une région où le délai d’attente est supérieur à 30 jours. Un délai d’attente qui, en un an, a par ailleurs augmenté dans 12 régions, dont cinq font partie de celles présentant la plus haute mortalité par cancer : Basse-Normandie, Champagne-Ardenne, Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais, Provence-Alpes-Côte D’Azur (Paca).

Un faible taux d’équipement en France par rapport au reste de l’Europe

L’Institut Cemka-Eval et le Syndicat national de l’industrie des technologies médicales (SNITEM) ont publié ces chiffres, compilés dans le cadre d’une étude annuelle sur le parc français d’IRM et les délais d’attente.

Les spécialistes rappellent au passage que le Plan Cancer 2014-2019 préconise une attente maximum de 20 jours. L’une des explications du phénomène réside dans le faible taux d’équipement national en IRM, de 13,1 par million d’habitants en France métropolitaine contre 20 dans l’ensemble de l’Europe.

De graves disparités selon les régions

Les professionnels souhaitent également alerter sur l’existence de graves inégalités régionales. Le délai moyen d’attente pour une IRM, pondéré par l’importance de la population, varie en effet du simple au double entre les cinq régions les moins bien équipées et les cinq régions les mieux dotées.

Face à leurs constats et « au risque et à l’angoisse » que connaissent les patients, « il est urgent de définir collectivement les outils adéquats de pilotage des ressources et des organisations, au service d’une imagerie efficiente », concluent les auteurs de l’étude.