Ces internautes de «20 Minutes» qui préfèrent les sages-femmes aux gynécologues

VOUS TEMOIGNEZ Un décret donne des compétences élargies aux sages femmes... 

J.S

— 

maternite du CHU de Bordeaux. Service des consultations. illustration d'une sage femme et d'une etudiante sage femme avec une femme enceinte pendant une consulation.
maternite du CHU de Bordeaux. Service des consultations. illustration d'une sage femme et d'une etudiante sage femme avec une femme enceinte pendant une consulation. — SERGE POUZET/SIPA

Il n'y a pas que les gynécologues qui sont autorisés à prescrire la pilule, effectuer un frottis ou suivre le bon déroulé d’une grossesse. Depuis peu les sages-femmes peuvent même vacciner l’entourage des futures mamans ou délivrer des médicaments permettant une interruption volontaire de grossesse. Une hérésie selon certains gynécologues. Et pourtant... 

Nous avons demandé aux internautes de 20 Minutes de nous dire pourquoi elles ont choisi de faire confiance à une sage-femme plutôt qu’à un gynécologue pour les accompagner dans leur vie de femme.

 

Des gynécos débordés

Un rendez-vous « expédié », des gynécologues « débordés »… Si le premier réflexe d’une femme qui doit consulter pour sa grossesse est bien de contacter un médecin spécialiste, les conditions de suivi et d’accueil dans les cabinets des spécialistes ont fait fuir plusieurs des internautes de « 20 Minutes ». Les 4557 gynécologues-obstetriciens exercant en France en 2015 -soit 16 praticiens pour 100.000 habitants- sont dans l’impossibilité matérielle de fournir l’offre nécessaire pour assurer un suivi continu de toutes les grossesses de France. Charlotte témoigne en ce sens sur la page Facebook de « 20 Minutes ». Cette internaute a décidé d’être suivie par une sage-femme car « les gynécos ne prennent plus de nouvelles patientes ».

Maeva qui vit « sa première grossesse » a opté pour le médecin spécialiste mais la déception au rendez-vous : en « 10 minutes c’était réglé ». Une frustration d’autant plus grande qu’elle « n’a pas pu lui poser de questions ». Inconcevable et angoissant pour cette future maman qui est ressortie de sa consultation, qu’elle concevait comme « un beau moment », « frustrée et un peu perdue ».

Un rapport patient-soignant différent

A contrario, Maeva a trouvé dans le cabinet d’une sage-femme « une approche qui n’est pas du tout la même ». Elle trouve toutes les qualités à SON accompagnatrice « Elle est beaucoup plus à l’écoute, beaucoup plus patiente et compréhensive que les gynécos. Si j’ai la moindre question (parfois qui peut paraître bête) elle m’explique tout calmement en détail. Je ressors de mes rendez-vous complètement rassurée, et sereine. »

Virignie aussi a choisi de faire confiance a une sage-femme pour sa « dernière grossesse du début à la fin ». Elle a trouvé une professionnelle « très à l’écoute » qui a beaucoup misé sur leur « communication » pendant neuf mois qui peuvent parfois paraître très longs. Des liens qui ne se sont pas distendus une fois le bébé arrivé « J'ai accouché la veille d’un rendez-vous avec ma sage-femme. Quand elle a su que j'avais accouché, elle est venue sur son temps de pause pour venir voir mon enfant. » Soizic lassée d’être vue comme de la « mécanique médicale » a elle aussi opté pour la solution sage-femme après « des déceptions avec des gynécologues » qui ne comprenaient pas les « douleurs » de cette maman lors des examens médicaux, alors qu'elle souffrait d'une symphyse. Cinq minutes avec une sage-femme l’ont persuadée « qu’elles comprennent mieux le corps des femmes ».

Et si les deux professions étaient les deux faces d’une même pièce ? Le gynécologue de Marie a « pris sa retraite il y a quelques semaines (…) les consultations post-accouchement ont donc été faites par des sages-femmes » et c’est son gynécologue attitré qui lui a « vivement recommandé » les praticiennes. Un bon suivi, et une belle ouverture d'esprit !