Le Chili interdit le Kinder Surprise et Happy Meal pour lutter contre le surpoids

ALIMENTATION Le Chili, qui affiche un taux de diabète record, va appliquer une législation alimentaire « zéro calorie » à partir de lundi…

20 Minutes avec agences

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Une petite fille montre une friandise qui va prochainement être interdite au Chili à Santiago, le 20 juin 2016
Une petite fille montre une friandise qui va prochainement être interdite au Chili à Santiago, le 20 juin 2016 — MARTIN BERNETTI AFP

Le Chili, inquiet de voir 60 % des habitants en surpoids et son  taux de diabèteexploser de 80 %, appliquera dès lundi prochain une nouvelle législation alimentaire extrêmement stricte.

« Nous avons une société vraiment malade, il était nécessaire d’avoir des politiques publiques très fortes », a expliqué à l’AFP Samuel Duran, président du Collège des nutritionnistes chiliens.

8.000 denrées alimentaires devraient changer leur emballage

L’objectif de cette nouvelle loi « zéro calorie » est de « révolutionner les étiquettes des produits vendus dans les magasins » : 8.000 denrées alimentaires devraient ainsi changer leur emballage. Elles devront mettre clairement en avant les aliments riches en graisses saturées, sucres, sodium et calories. Ces produits n’auront également plus le droit d’être accompagnés d’un jouet. Exit donc le Kinder Surprise ou la boîte pour enfants « Happy meal » de McDonald’s.

Et pour mieux protéger la santé des enfants, la vente des aliments mauvais pour la santé sera interdite dans les écoles. La publicité de ces produits jugés néfastes sera bannie des programmes pour enfants et les fabricants devront enlever des emballages tout élément destiné à attirer leur attention (dessins, autocollants).

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Ferrero déjà interdit aux Etats-Unis

A noter que le Kinder Surprise, lancé par Ferrero en 1972, est déjà interdit de commercialisation aux Etats-Unis, en raison d’une réglementation de 1938 qui interdit l’association d’une denrée alimentaire avec toute autre substance (un jouet dans ce cas).

Au Chili, le fabricant a réagi en indiquant qu’il se réservait le droit de saisir la justice nationale et internationale, au motif que la loi « affecte la réputation d’un de ses produits les plus populaires ».

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