Trisomie 21: Bientôt un test sanguin pour remplacer l'amniocentèse ?

SOCIETE La Société française de médecine prédictive et personnalisée (SFMPP) le recommande à son tour…

20 Minutes avec agences

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Illustration d'une femme enceinte
Illustration d'une femme enceinte — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Le test sanguin remplacera-t-il bientôt l’amniocentèse pour détecter la trisomie 21 ? Après le Comité d’éthique en 2013 et la Haute autorité de santé en novembre dernier, au tour de la Société française de médecine prédictive et personnalisée ( SFMPP) de préconiser le recours au test génétique de diagnostic prénatal non-invasif (DPNI) dans le sang maternel.

Soulignant que les amniocentèses (ponction du liquide amniotique par seringue) comportent des risques pour l’enfant et la mère, la SFMPP estime en effet que le dispositif de dépistage de la trisomie 21, « offert systématiquement aux femmes enceintes depuis 2009, devrait s’enrichir très rapidement des avancées majeures », dans un avis adopté lors de son congrès annuel, jeudi et vendredi dernier.

Un intérêt médical « parfaitement établi »

« L’intérêt médical de ces tests génétiques dans ce domaine sensible de la médecine prédictive est aujourd’hui parfaitement établi », a déclaré le Pr Pascal Pujol, président de la SFMPP et généticien, cité dans un communiqué.

Selon le spécialiste, ils doivent être mis à la disposition des couples demandeurs « au plus vite afin d’éviter des pertes de chance », soulignant que certaines amniocentèses dangereuses sont « désormais inutiles ».

L’amniocentèse, 100 décès de fœtus par an

En effet, « cet examen n’est pas anodin puisqu’il entraîne des risques de décès du fœtus dans prés de 0,5 % des cas. De plus, seulement 5 % des amniocentèses conduisent à confirmer un diagnostic de trisomie. Autrement dit, l’amniocentèse est effectuée 95 fois sur 100 pour rien et entraîne la perte de près de 100 fœtus non atteints par an en France », note la SFMPP.

En France, sur 800.000 naissances annuelles, plus de 20.000 amniocentèses sont réalisées. De son côté, le dépistage génétique est réalisable dès la dixième semaine de grossesse. Mais si son coût tend à diminuer, il reste encore onéreux, entre 400 et 700 euros.