Médicaments génériques: La baisse des prix passe mal auprès des fabricants

PHARMACIE Dans une lettre ouverte adressée lundi à la ministre de la Santé, ils l’appellent à mieux promouvoir leurs produits…

20 Minutes avec agences

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Illustration de médicaments.
Illustration de médicaments. — ISOPIX / SIPA

Confrontés à des baisses de prix de leurs produits, les fabricants de médicaments génériques tapent du poing sur la table. Dans une lettre ouverte adressée lundi à la ministre de la Santé, Marisol Touraine, ils l’appellent à mieux promouvoir leurs traitements.

« Les industriels du médicament générique ne peuvent plus supporter une érosion continue de leurs prix et de leurs moyens alors qu’ils doivent répondre à des normes pharmaceutiques et techniques, de traçabilité, de pharmacovigilance sans cesse plus élevées », dénonce le Gemme, une association réunissant 19 fabricants de génériques et de biosimilaires.

1,5 milliard d’euros d’économies supplémentaires ?

Selon un porte-parole, interrogé par l’AFP, « pour l’année 2016, les baisses de prix sur le médicament générique représenteront près de 5 % du chiffre d » affaire du secteur «. Des baisses qui mettent » en péril l’économie des pharmaciens mais également l’investissement et l’emploi industriel du médicament générique en France".

Pourtant, une plus grande utilisation des médicaments génériques pourrait permettre au système de santé d’économiser « chaque année 3,5 milliards d’euros (…), soit 1,5 milliard de plus qu’aujourd’hui », affirme l’association.

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Les génériques, 33 % de la consommation totale en France

Dans cette optique, elle appelle ainsi à « remplacer les baisses de prix par l’accélération du déploiement du Plan national d’action de promotion des médicaments génériques dévoilé l’an dernier par le gouvernement et dont la mise en œuvre tarde à se concrétiser ».

En effet, dans l’Hexagone, le recours aux médicaments génériques ne représente que « 33 % de la consommation de médicaments (…) alors que dans les autres pays d’Europe, on atteint en moyenne plus de 50 % », déplore le Gemme.