«Gare à la rage», la nouvelle campagne à l'attention des voyageurs

ANIMAUX Le ministère de l'Agriculture rappelle surtout les consignes élémentaires à ceux qui partiraient avec chiens et chats en Afrique ou en Asie...

20 Minutes avec agence

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Un chien reçoit un vaccin contre la rage à Manille, aux Philippines, le 7 mars 2015.
Un chien reçoit un vaccin contre la rage à Manille, aux Philippines, le 7 mars 2015. — JAY DIRECTO / AFP

La rage est, selon l’Institut Pasteur, à l’origine de quelque 55 000 décès annuels dans le monde, le plus souvent suite à une infection transmise par un chien enragé. Considérant ce chiffre alarmant et à la veille des prochains départs en vacances, le ministère de l’Agriculture et de la Forêt vient de lancer une campagne de prévention  baptisée « Gare à la rage ».

Ne pas ramener d’animaux des pays infectés par la rage

S’adressant aux voyageurs, elle rappelle des consignes simples. Il est ainsi demandé aux personnes de ne pas ramener d’animaux des pays infectés par la rage [plus de 95 % des cas humains mortels surviennent en Asie et en Afrique], de ne pas toucher d’animaux errants pendant le séjour, et de veiller à la vaccination de leurs animaux de compagnie, s’ils voyagent aussi.

 

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Dans ce dernier cas, il est nécessaire de prendre rendez-vous chez son vétérinaire quatre mois avant le départ. Et, au retour, il est indispensable de se présenter avec son animal aux autorités douanières.

En cinq ans, 11 cas de rage canine ont été observés en France. Tous sont dus à des animaux qui ont séjourné dans des pays où la maladie est présente et qui ont été ramenés dans l’Hexagone. En 2008, un cas humain probablement suite à une morsure de chauve-souris a été rapporté en Guyane.

 

En mai 2016, le ministère de l'Agriculture lance une campagne de prévention baptisée « Gare à la rage ».
En mai 2016, le ministère de l'Agriculture lance une campagne de prévention baptisée « Gare à la rage ». - Ministère de l'Agriculture

 

Chaque année, environ 17 millions de personnes reçoivent un traitement

Pour rappel, il n’existe toujours aucun traitement de la rage. Un animal contaminé doit être soigné au plus vite avant l’apparition des symptômes, sans quoi l’issue est fatale. Reste que, chaque année, environ 17 millions de personnes dans le monde reçoivent un traitement après l’exposition à des animaux chez lesquels on soupçonne la rage.

D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), « l’évaluation montre que cette charge pour la santé publique pèse en grande partie sur l’Asie (avec une estimation de 31.000 décès par an), bien que l’estimation pour l’Afrique (24.000 décès par an) soit beaucoup plus élevée qu’on ne le pensait au départ. »

 

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