La méningite de type C se transmet aussi par voie sexuelle

RECHERCHE Des chercheurs ont identifié une nouvelle souche virulente de méningocoque, capable de se transmettre par voie urino-génitale...

20 Minutes avec agences

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Illustration d'un laboratoire.
Illustration d'un laboratoire. — LIVESEY / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Le méningocoque, qui provoque la méningite de type C, ne se transmet plus seulement par les sécrétions respiratoires et la salive.

Des chercheurs del’Institut Pasteur et de l’université allemande de Würzburg ont identifié une nouvelle souche virulente, capable de se transmettre par voie sexuelle (urino-génitale précisément).

Pas besoin d’oxygène pour se développer

Les scientifiques l’ont découverte après avoir étudié les souches de méningocoque isolées au cours de l’épidémie de méningite C, survenue en 2013 en France et en Allemagne dans les milieux homosexuels.

Ses caractéristiques ? Elle présente en fait des modifications, qui lui permettent de se développer sans oxygène, un phénomène rarement observé chez les méningocoques.

« Hautement pathogène » et « invasive »

Et si des infections génito-urinaires par le méningocoque avaient déjà été observées par le passé, « elles étaient rares et la souche impliquée pas très pathogène », indique Muhamed-Kheir Taha, l’un des auteurs de l’étude, qui travaille pour l’Institut Pasteur.

De son côté, en s’adaptant à la transmission sexuelle, la nouvelle souche observée est en revanche devenue « hautement pathogène » et « invasive », c’est-à-dire qu’elle passe dans le sang et se propage à d’autres organes, précise le chercheur. D’où l’importance, réaffirmée par les scientifiques, de mener des campagnes de vaccination auprès des populations les plus à risque.