Obésité: L’indice de masse corporelle idéal serait de 27, d'après les scientifiques

ETUDE L'IMC lié à un plus faible risque de mortalité aurait augmenté ces 30 dernières années, passant de 23 à 27…

20 Minutes avec agences

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Deux personnes en surpoids se promènent sur la plage, en 2008
Deux personnes en surpoids se promènent sur la plage, en 2008 — DURAND FLORENCE/SIPA

Vit-on plus longtemps lorsque l’on est en léger surpoids ? Des chercheurs, dont l’étude effectuée au Danemark a été publiée mardi aux Etats-Unis, ont en tout cas découvert que l’indice de masse corporelle (IMC) lié à un plus faible risque de mortalité avait augmenté ces 30 dernières années.

Ils ont pour cela suivi, jusqu’en novembre 2014, trois groupes représentatifs de la population recrutés à différentes époques (entre 1976 et 1978, entre 1991 et 1994 et entre 2003 et 2013), soit plus de 120.000 personnes.

L’IMC idéal fixé à 27

Bilan des travaux, publiés dans le Journal of American medical association (JAMA) : dans toutes les tranches d’âges, chez les hommes comme chez les femmes, l’IMC (le poids divisé par la taille au carré) considéré comme « idéal » est passé de 23,7 pour la période 1976-1978 à 27 pour la période 2003-2013 (une personne est considérée en surpoids à partir d’un IMC de 25).

Des résultats qui, s’ils sont confirmés par d’autres recherches, pourraient indiquer le besoin de réviser les critères de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) définissant le surpoids, selon les chercheurs. Ils reconnaissent tout de même que des études supplémentaires seront nécessaires pour expliquer les causes de ce changement de l’IMC optimum.

Les mêmes conseils de prévention

« Les résultats de cette étude ne signifient pas qu’être en surpoids réduit le risque de mortalité », insiste même le professeur Naveed Sattar, de l’Université de Glasgow, qui n’a pas participé aux recherches.

Car si ces constats sont « certes intéressants », ils « ne changent pas les conseils en matière d’obésité, de son traitement et de sa prévention », affirme l’expert, qui avance un début d’explication.

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« Ces dernières années, alors que les populations devenaient plus grosses, l’accès à des traitements bon marché pour traiter l’hypertension, l’excès de cholestérol et le diabète adulte a contribué à réduire les risques de mortalité. »