Cannabis: L'Académie de pharmacie met son veto à la légalisation

DROGUES « Ses conséquences seraient catastrophiques en termes de santé publique », affirment les pharmaciens…

20 Minutes avec agence

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Illustration de cannabis.
Illustration de cannabis. — L.Jones/Shutterstock/SIPA

Une telle mesure « serait un très mauvais message adressé à la jeunesse de notre pays ». Dans un communiqué publié fin avril, l’Académie de Pharmacie a réitéré son opposition à la dépénalisation du cannabis en France, alors que le sujet fait débat.

« Ses conséquences seraient catastrophiques en termes de santé publique », d’autant plus dans un pays comme la France, caractérisée « par une consommation record en Europe », écrivent les membres de l’Académie.

La concentration de THC multipliée par cinq

Afin d’appuyer sa recommandation, l’instance note, dans un premier temps, que la concentration moyenne de THC (principe actif du cannabis) a été multipliée par cinq entre 1993 et 2004, pour atteindre 20 % dans la résine et 13 % dans l’herbe.

Et si certains fervents défenseurs de la légalisation affirment qu’une telle mesure permettrait de contrôler les concentrations des produits vendus légalement, l’Académie souligne qu’on ne pourrait contrôler l’autoproduction qui pullulerait.

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« La preuve est désormais établie que l’on meurt du cannabis »

Accidents de la route, troubles du développement cérébral, dépression, réduction du quotient intellectuel, problèmes vasculaires, cancers, troubles de la fertilité…La liste des méfaits causés par le cannabis est longue, selon les pharmaciens.

« La preuve est désormais établie que l’on meurt du cannabis, ce n’est donc pas une drogue douce », affirme, en outre, l’Académie, qui préconise « d’intensifier la lutte contre le trafic et de multiplier les actions de prévention et d’information ».