Avec les beaux jours, les tiques font leur retour

PARASITES L'Alsace est une région très exposée aux tiques avec un risque plus élevé de 20% par rapport au reste de la France...

20 minutes avec agence

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Illustration d'une tique.
Illustration d'une tique. — AP/SIPA

Les beaux jours reviennent, les tiques aussi. Ces antropodes sont sortis de l’hibernation et reprennent alors leur cycle, passant de l’état de larve à celui de nymphe, puis au stade adulte. Un adulte qui a besoin de sang, qu’il provienne du chien ou de l’homme.

Qui dit tiques, dit maladie de Lyme

Conscientes de nos envies d’escapade dans les hautes herbes (particulièrement appréciées des tiques), les autorités sanitaires font donc une piqûre de rappel : qui dit tiques, dit borréliose (ou maladie) de Lyme.

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La maladie infectieuse, difficile à diagnostiquer tant ses symptômes peuvent évoquer d’autres maladies, est surnommée la Grande Imitatrice. Elle peut se manifester par une lésion cutanée et se traduit par des courbatures, des douleurs articulaires évoluant par poussées, mais aussi des atteintes nerveuses (jusqu’aux troubles neurologiques), ophtalmologiques, voire cardiaques.

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« Le bois de Vincennes en est infesté »

L’Alsace est une région très exposée avec un risque plus élevé de 20 % par rapport au reste de la France d’être contaminé par la maladie de Lyme. Chaque année dans l’Hexagone, près de 27.000 personnes se voient cependant diagnostiquer cette maladie transmise par morsure.

Car si l’on a longtemps cru que le tique proliférait dans la moitié nord, de l’Alsace à la Normandie, aucune région (sauf absence de forêt) n’est épargnée. « On a certainement un temps sous-estimé leur présence en région parisienne », assure ainsi le professeur Benoît Jaulhac, du Centre national de référence des borrélioses (CNR) au CHU de Strasbourg (Bas-Rhin). « Le bois de Vincennes en est infesté », confirme le docteur Catherine Osreve, généraliste à Bagnolet (Seine-Saint-Denis), interrogée par Le Parisien.

Après chaque balade, il faut faire un examen complet

Reste que chaque piqûre de tique n’a pas pour conséquence la maladie de Lyme, seuls 10 % des tiques sont porteuses de la bactérie capable de déclencher l’infection. Mieux vaut tout de même prévenir que guérir et, pour éviter les morsures, portez des vêtements longs ou utiliser des sprays répulsifs, rappelle l’association France Lyme. Après chaque balade, il faut se faire un examen complet le jour même, mais aussi le lendemain.

En cas de tiques, il faut faire retirer l’anthropode dans les 24 heures. Puis, si dans les jours ou les semaines qui suivent, la morsure est suivie d’un érythème qui prend la forme d’un cercle rouge. Il faut consulter. Suivront des antibiotiques et des examens sanguins détectant des anticorps de la maladie de Lyme en laboratoire.