Endométriose: La maladie favoriserait le risque de fausse couche

FEMMES Les avortements spontanés sont encore plus nombreux chez les patientes souffrant à la fois de la maladie et de troubles de la fertilité prolongés...

20 Minutes avec agence

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Plus d'une femme sur dix souffrirait d'endométriose.
Plus d'une femme sur dix souffrirait d'endométriose. — JAUBERT/SIPA

L’endométriose provoquerait une augmentation des risques de fausse couche. Ainsi, presque un tiers des femmes qui souffrent de cette pathologie gynécologique inflammatoire à l’origine de terribles douleurs seraient victimes d’une fausse couche.

C’est ce qu’ont montré des médecins de l’hôpital Cochin (Paris) dans une étude dont les résultats sont parus dans la revue scientifique Human Reproduction.

29 % de fausses couches

En analysant les questionnaires remplis par 750 patientes avant une opération gynécologique mineure, les chercheurs ont constaté que les femmes chez qui l’endométriose avait été détectée lors de l’intervention chirurgicale étaient 29 % à connaître un avortement spontané, contre 19,4 % chez les sujets non-endométriosiques.

Et une fois les chiffres ajustés en laissant de côté les facteurs extérieurs pouvant favoriser une fausse couche, le pourcentage passe à 19,6 % pour les femmes atteintes d’endométriose et à 12,3 % chez les sujets sains.

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Pire en cas d’infertilité 

L’écart le plus flagrant a été relevé par les scientifiques chez les femmes ayant précédemment présenté des problèmes de fertilité pendant au moins un an. Dans ce groupe, c’est la moitié des femmes souffrant d’endométriose qui sont victimes d’un avortement spontané, contre 30 % des femmes non-malades.

Face à ce constat, l’Institut de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a lancé un programme de recherche sur le sujet, indique Pourquoi Docteur. L’objectif est de « cerner les causes biologiques de ce lien entre endométriose et fausses couches » maintenant que ce dernier est avéré.