Essai clinique à Rennes: L'accident «clairement» lié à la toxicité de la molécule testée

LABORATOIRE Six volontaires, participant à ces tests cliniques, avaient été hospitalisés en janvier, l’un d’eux était mort…

20 Minutes avec AFP

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C'est la molécule du laboratoire sous-traitant de Biotrial qui serait en cause.
C'est la molécule du laboratoire sous-traitant de Biotrial qui serait en cause. — MATHIEU PATTIER/SIPA

Les experts ont livré leurs conclusions. L’accident dramatique survenu en janvier lors de l’essai clinique de Rennes est « clairement lié » à la toxicité de la molécule du laboratoire portugais Bial qui était testée.

Cet accident « inédit », qui a fait un mort parmi les volontaires, apparaît « clairement lié à la molécule testée », écrit dans le rapport  le groupe d’experts mis en place par l’Agence du médicament (ANSM). « L’hypothèse la plus vraisemblable retenue est celle d’une toxicité propre de la molécule ».

Des règles de « bon sens » oubliées à plusieurs reprises

Pour le Pr Bernard Bégaud, président de ce groupe d’experts qui a passé plus 600 heures sur le dossier, « les règles semblent globalement avoir été respectées », même si des règles de « bon sens » ont été oubliées à plusieurs reprises.

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Les experts font aussi dans leur rapport des recommandations pour améliorer la sécurité des volontaires sains qui se soumettent à ce type d’essai.

Six volontaires, participant à l’essai clinique de Phase 1 de cette substance, avaient été hospitalisés en janvier et l’un deux était décédé. Quatre des survivants présentaient des lésions cérébrales et un autre aucune. La molécule testée BIA 10-2474 du laboratoire avait principalement des visées antidouleur.