Des souris bègues créées pour comprendre le bégaiement

SCIENCES Objectif : les utiliser comme modèle animal pour étudier ce trouble…

20 Minutes avec agence

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Souris de laboratoire.
Souris de laboratoire. — ROBERT F. BUKATY/AP/SIPA

Une nouvelle étape vient d’être franchie afin de mieux comprendre le bégaiement, un trouble qui affecte 1 % des adultes dans le monde.

Des chercheurs de l’université Washington à Saint-Louis (Etats-Unis) viennent en effet de mettre au point des souris porteuses du gène baptisé Gnptab. Il avait été identifié, à la fin des années 2000, comme pouvant être associé au bégaiement.

Un programme vocal pour analyser les sons des souris

Seulement, comment prouver que les souris modifiées génétiquement étaient bien atteintes de ce trouble ? Les chercheurs, dont les travaux ont été publiés dans la revue Current Biology, ont mis au point un programme vocal capable d’analyser les sons émis par les rongeurs.

Sachant qu’en retirant leurs mères aux souriceaux, ces derniers produisent spontanément des petits cris stridents, ils ont observé que ceux dotés de la mutation génétique faisaient de plus longues pauses dans leurs cris que les autres.

>> A lire aussi : Les causes du bégaiement seraient génétiques

Les scientifiques comptent sur ces souris bègues pour servir de modèle afin de mettre en évidence les mécanismes à l’origine du bégaiement, même si pour l’heure, le lien entre ce trouble et le gène Gnptab reste encore très flou. A plus long terme, ces animaux pourraient également servir de base afin de tester d’éventuels médicaments.