C'est le printemps, mais on se traîne encore les maladies de l'hiver

SANTE Patience, c'est bientôt fini...

Anissa Boumediene

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Illustration d'une jeune femme souffrant de la grippe.
Illustration d'une jeune femme souffrant de la grippe. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Le mois de février a peut-être battu des records de chaleur, ça n’a pas empêché le mois de mars de nous servir une nouvelle épidémie de grippe, qui touche particulièrementles enfants de moins de 10 ans.

Alors c’est vrai, le soleil recommence à briller, les oiseaux à chanter et le passage à l’heure d’été approche à grands pas, mais en attendant, même si c’est le printemps, on se traîne dans nos gros manteaux d’hiver avec le nez qui coule.

Des mesures de bon sens

Maintenant que le mois de mars est presque écoulé, on est à ce stade où on a déjà tout eu pendant l’hiver : rhume, gastro-entérite, rhino-pharyngite ou encore angine. Auxquels on peut ajouter otites et bronchiolites chez les plus jeunes. « On ne peut éviter les virus de l’hiver, on peut simplement prendredes mesures de bon sens pour les tenir au maximum à distance », préconise le Dr Jean-Paul Hamon, médecin généraliste.

« Une bonne hygiène des mains, c’est indispensable. Depuis l’épidémie de grippe H1N1, se laver les mains plusieurs fois par jour est vraiment entré dans les mœurs, que ce soit à l’eau et au savon ou avec un gel hydroalcoolique », rappelle-t-il. Et quand il y a du virus dans l’air, il faut aussi faire la grève du bisou. Face à toutes ces pathologies « très contagieuses, il faut éviter tout contact, ne pas s’embrasser », recommande le médecin. « Il ne faut pas être en collectivité, les maladies s’y propagent. D’ailleurs on constate souvent des vagues de grippe ou de gastro dans les écoles et la fin des épidémies durant les vacances scolaires », pointe le Dr Hamon.

L’organisme immunisé

Dansson dernier bulletin épidémiologique, l’Institut de veille sanitaire (InVS) a relevé une augmentation de l’ensemble des indicateurs épidémiologiques de la grippe, avec 276.000 nouveaux cas, ainsi qu’un regain d’activité de la gastro-entérite aiguë. « C’est dû au hasard et peut-être aussi au fait que les enfants sont moins vaccinés que les adultes contre la grippe », note le Dr Hamon. « S’ils sont en bonne santé, la vaccination contre la grippe n’est pas justifiée chez les enfants ».

Mais s’il faut voir un avantage à avoirla grippe cette année, c’est que cela vous permettra peut-être de ne pas l’avoir l’année prochaine. « Une fois qu’on a eu la grippe, l’organisme est immunisé, indique le médecin généraliste. Il reconnaît plus vite le virus et va donc être plus rapide et efficace pour produire des anticorps pour le combattre », explique-t-il. Mais le virus de la grippe évolue d’une année sur l’autre et prend souvent de court nos défenses immunitaires.

Donc en attendant que les beaux jours soient là pour de bon, on fait comme nos grands-mères disent en se couvrant bien et en se lavant les mains.