VIDEO. Zika: Des traces du virus Zika retrouvées dans le cerveau de bébés

SANTE Un nouvel élément tendant à confirmer le lien entre le virus Zika et les cas de microcéphalies chez des nourrissons...

C. A. avec AFP

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Un enfant atteint de microcéphalie au Brésil.
Un enfant atteint de microcéphalie au Brésil. — XINHUA/SIPA

Une équipe brésilienne a localisé le virus Zika dans le cerveau de nouveau-nés, ce qui pourrait confirmer le lien entre le virus et les cas de microcéphalies chez des nourrissons, qui pour l'instant, n'est pas scientifiquement établi.

« On a détecté sa présence dans le tissu cérébral, associé à des inflammations dans le cerveau mais on ne sait pas encore comment il agit », a déclaré Lucia Noronha, membre de la Société brésilienne de Pathologie (SBP) et professeur de Médecine à l’Université PUC-Parana (sud du Brésil).

« Le virus Zika provoque des lésions dans le cerveau et cela renforce l’évidence de la relation entre Zika et microcéphalie » du foetus, a souligné la scientifique. Le virus est aussi associé au syndrome de Guillain-Barré, maladie neurologique qui peut entraîner une paralysie irréversible ou la mort.

Un pesticide incriminé

Des avancées qui tendent à minimiser les conclusions d'un rapport élaboré par une équipe de médecins argentins qui,  de son côté, a épinglé un pesticide destiné à lutter contre la dengue et qui pourrait être responsable des cas de microcéphalies.

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Le rapport, coordonné par le Docteur Avila Vazquez, pédiatre spécialisé en néonatologie, a été repéré par Paris Match. Il met en lumière la responsabilité du pyriproxyfene, insecticide produit par une filiale japonaise de Monsanto.

D’autres cas de microcéphalies en Polynésie française

Mais ce larvicide n’a jamais été utilisé en Polynésie française, également touchée par ces malformations, a indiqué mardi le centre d’hygiène et de salubrité publique de Papeete, venant infirmer les affirmations des chercheurs argentins.

La Polynésie française a bien pulvérisé un insecticide lors des épidémies de Zika. Mais il s’agissait de deltaméthrine, et non de pyriproxyphène.

Le Zika a touché au moins 60 % de la population polynésienne lors de l’épidémie de 2013-2014, selon les autorités sanitaires locales. Il a provoqué 42 syndromes de Guillain-Barré, qui génère une paralysie plus ou moins réversible. Il est soupçonné d’être lié à 18 cas de malformations du foetus, dont 10 à 12 microcéphalies, contre 1 à 2 cas par an en temps normal.